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Hommage aux arbres de la ville d’Aigle

Le 8 septembre a été inaugurée la balade des arbres remarquables initiée par le Groupe Aiglon d’Intérêt Arboricole (GAIA), en collaboration avec la commune et Aigle Tourisme. Il s’agit d’une balade didactique qui permet de découvrir 22 arbres provenant de diverses régions du monde.

 

Cèdre bleu de l’Atlas à la route de Lausanne
Cèdre bleu de l’Atlas à la route de Lausanne

 

L’arbre comme source de vie. L’arbre pour purifier l’air. L’arbre pour nous rafraîchir. Au cœur de la ville d’Aigle, les arbres défient le temps, ils bravent la sécheresse et les pluies diluviennes, ils nous abritent, ils nous font rêver, ils nous font voyager, bref, ils sont remarquables. Ils nous rappellent la petitesse de l’homme face à la nature. Dans l’un de ses poèmes, Victor Hugo s’identifie d’ailleurs à ces géants qui nous observent sans jugement : « Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois, dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois, dans votre solitude où je rentre en moi-même, je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime ! »

 

Un combat contre l’abattage des arbres

Pour remonter le fil de l’histoire de cette balade, il faut revenir en décembre 2019, lorsque quelques Aiglons se sont regroupés pour fonder GAIA : Françoise Goy, Louis Goy, Jean-François Schnegg, Bernard Borel et Jean-Marc Aubert. Gaïa la terre, Gaïa la créatrice du monde. Mais aussi Gaïa la protectrice des arbres, car c’est bien de cela qu’il était question, il y a quatre ans. « Notre première action visait à sauver deux cyprès dans le parc Mon-Séjour. Malheureusement, nous sommes intervenus trop tard », se souvient Françoise Goy.

 

Copalme d'Amérique à la rue de la Gare
Copalme d’Amérique à la rue de la Gare

 

Depuis, l’association poursuit ses actions ; elle intervient environ trois à quatre fois par an contre des abattages non justifiés. Parallèlement, en 2020, Jean-Marc Aubert a répertorié les arbres de la commune et pensé deux circuits pour les apprécier : une petite et une grande boucle. Jean-Marc Aubert décédé, son projet lui a tout de même survécu grâce à GAIA. En collaboration avec la commune et Aigle Tourisme, la petite boucle est aujourd’hui réalisée. Le plus grand circuit, lui, reste encore en projet, mais devrait tout de même voir le jour ces prochaines années.

 

En attendant, la balade des arbres remarquables a été inaugurée le 8 septembre en présence d’Hélène Aubert. Avec émotion, elle nous a parlé de son mari, entre autres musicien. Elle a d’ailleurs joué brièvement de plusieurs instruments, faisant même chantonner les personnes présentes.

 

22 feuillus et conifères

La promenade de 3,3 km dure environ une heure et est accessible à tous. Elle permet d’apprécier 22 arbres, dont 18 sortes différentes. Du Marronnier, au Cèdre du Liban, en passant par le Copalme d’Amérique, les promeneurs pourront découvrir des feuillus et des conifères divers. Sur chaque arbre, un code QR renvoie à une fiche technique comportant aussi des anecdotes. Ces dernières peuvent être complétées par la population. « C’est une balade qui apaise, qui détend, qui pousse à la réflexion. Elle est à redécouvrir chaque saison afin d’observer l’évolution des arbres », constate Stéphane Montangero, municipal en charge de l’environnement, de la mobilité et du patrimoine. Cette balade a également permis une collaboration entre l’association GAIA et la commune.

 

Pour se repérer, un plan peut être acquis à l’office du tourisme, point de départ. En prime, des symboles au sol servent de signalisation. Le dépliant revient également sur l’histoire de l’arbre en ville. « Jusqu’au Moyen Âge, les villes s’abritaient derrière des remparts et étaient dépourvues d’arbres. A partir de la Renaissance, l’arbre devint à la fois un élément stratégique pour la production de bois, une façon de réduire l’insalubrité urbaine et un objet d’agrément pour la classe aisée. Dès le XVe siècle, de nombreuses espèces ont été importées en Europe. Dès la fin du XIXe siècle, des parcs publics avec des essences exotiques ainsi que des allées ont été créées. Toutefois, la reconstruction d’après-guerre et la croissance économique ont primé, délaissant ainsi les arbres en ville. Ce n’est qu’à partir des années 80 qu’ils ont refait surface. »

 

Hélène Aubert, présente pour l’inauguration de la balade initiée par son mari, Jean-Marc
Hélène Aubert, présente pour l’inauguration de la balade initiée par son mari, Jean-Marc

 

Aujourd’hui, la protection du patrimoine arboré fait partie des objectifs au niveau national. Un nouveau règlement cantonal sortira d’ailleurs au printemps prochain. « Nous veillerons à ce qu’il soit appliqué, ce qui n’est pas le cas avec le règlement actuel », conclut Françoise Goy.

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Article écrit par

Zoé Gallarotti

Zoé Gallarotti

Rédactrice en chef

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