Le SEL, plus communément appelé Système d’Echange Local, est une association à but non lucratif qui met en place un réseau d’échanges, d’amitié et d’entraide dans une région. Le SEL de Bex compte actuellement une centaine de membres. Serez-vous les prochains à rejoindre leur réseau ?

Le premier SEL est apparu au Canada dans les années 80. Leurs initiateurs cherchaient une manière de réinsérer dans la vie économique des personnes laissées pour compte. Il s’agissait de permettre à tous d’accéder à un certain nombre de services, malgré la pauvreté et le chômage, de revaloriser les compétences de chacun et de renforcer le lien social. Le SEL s’est ensuite exporté jusque dans notre pays. C’est ainsi qu’est né celui de Bex en 2016.

 

De demain à aujourd’hui

C’est le film « Demain » qui est à l’origine de la création du réseau de Bex et environs. Plutôt que de donner dans le catastrophisme, ce film recense des initiatives de différents pays à travers le monde face aux défis environnementaux et sociaux. C’est ainsi qu’un petit groupe d’habitants s’est lancé dans l’aventure du SEL. Leur objectif : lutter contre le gaspillage, prolonger la durée de vie des objets, prêter du matériel ou donner un coup de main dans des domaines divers.

Les différents SEL emploient habituellement une monnaie virtuelle. Celle de Bex était « la châtaigne ». Jean-Michel Koehler, membre du comité, nous explique : « Vingt châtaignes équivalaient à une heure de travail pour un service rendu. Les châtaignes étaient versées sur des comptes virtuels. Toutefois, il y a deux ans, nous avons fait le point et évalué ce qui fonctionnait ou, ce qui devait être modifié. Nous avons alors constaté que certaines personnes, comme par exemple une mère célibataire, a plus de demandes que de temps à offrir. A contrario, un retraité à plus de disponibilité que de besoins. Avec cette monnaie, nous avons recréé les travers du modèle économique traditionnel. Ce système monétarisé n’étant pas en adéquation avec nos valeurs, nous l’avons donc retiré. Le but est d’oser demander du temps sans se sentir redevable et d’apprendre à donner sans compter, simplement pour le plaisir d’aider. Avec ce précepte, les deux parties sont gagnantes. »

Que ce soit pour un déménagement, une réparation, monter un meuble, apprendre une langue, à jardiner ou encore emprunter du matériel, les membres du SEL de Bex mettent à contribution leur temps, leurs biens ou leurs connaissances au service des autres. Plus qu’un Système d’Echange Local, c’est une communauté, un véritable réseau social qui s’est créé. « En quelques mois, j’ai connu plus de personnes grâce au SEL qu’en sept ans de vie à Bex », affirme Jean-Michel Koehler.

Le réseau compte une centaine de membres de tous âges et provenant majoritairement de Bex, mais également des communes alentours (St-Triphon, Ollon, Massongex, Saint-Maurice, Monthey, Val D’Illiez, etc.). Il existe une vingtaine d’autres SEL en Suisse romande, dont un qui est basé à Aigle. Ce dernier couvre plutôt le bas du Chablais, du côté de la Grande Eau. Mais les différents réseaux se complètent et collaborent parfois entre eux.

Comment rejoindre l’aventure

Le SEL de Bex organise le 10 de chaque mois, quel que soit le jour de la semaine, à 19h. un repas canadien au réfectoire du collège du Pré-de-la-Cible : « espace mis gracieusement à disposition par la commune. » Afin de rejoindre le réseau, la condition initiale est de prendre part à l’une de ces rencontres et de payer une cotisation unique de 20 francs. « Nous privilégions ainsi l’aspect social. » Une fois les présentations faites, le nouvel arrivant reçoit un listing par mail contenant les contacts, compétences et besoins de tous les membres.

Jean-Michel Koehler rappelle que ces soirées permettent également de présenter les activités locales ou de partager des connaissances variées, comme la réalisation de son bilan carbone, apprendre à recycler les sacs plastique, etc. Le SEL n’est qu’une étape parmi tant d’autres afin d’économiser nos ressources et de polluer moins. « Si toutes les personnes consommaient comme le fait un Suisse moyen, il faudrait trois planètes. On a un pouvoir d’achat énorme. » Emprunter les transports publics, trier ses déchets, favoriser les vacances à faibles impacts écologiques, manger uniquement des produits de saison, voici quelques exemples qui peuvent faire la différence, sans modifier radicalement nos habitudes. Ajoutez à cela : rejoindre le SEL…

 

Informations
SEL de Bex
079 315 34 15
 
 
 
Photo : Z. Gallarotti

 

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