Lentement mais sûrement : le vélo fait son chemin dans le Chablais

Le présent dossier porte sur le vélo sous trois angles : le travail de deux associations de promotion du cyclisme, les efforts en termes de mobilité d’une commune et le point de vue des usagers. Dans les articles, la parole a été donnée exclusivement aux dames, en hommage à la petite reine – le vélo – qui a tant fait pour l’émancipation des femmes au long de l’histoire*.

Le Groupe Mobilité Chablais fête ses 10 ansGroupe Mobilité Chablais : dix ans en faveur de la mobilité douce

Créé en 2010, le Groupe Mobilité Chablais (GMC) est une association indépendante qui milite pour le développement des transports publics et de la mobilité douce dans le Chablais vaudois et valaisan. Cette année, le GMC s’apprêtait à fêter ses dix ans d’existence en juin à l’occasion de la Fugue Chablaisienne mais, crise sanitaire oblige, les festivités ont dû être reportées jusqu’à septembre. Les membres du GMC se réunissent environ chaque deux mois pour mettre en commun leurs expériences et réfléchir ensemble à des propositions concrètes pour « développer des transports alternatifs à la voiture », indique Rachel Blatter, sa vice-présidente. La connaissance du terrain constitue une des forces des dossiers que les membres du GMC préparent environ une fois par an. Ces études sont partagées avec les autorités communales et régionales, parfois sans avoir de retour sur les propositions.

En terme de communication, le GMC anime une page Facebook avec des nouvelles sur la mobilité et des astuces, souvent reprises des pages d’autres associations comme PRO VELO, l’Association Transport et Environnement (ATE) ou du Groupe d’usagers de MobiChablais.

Contribuer à la réflexion et à l’action

Trois dossiers ont été rédigés sur la mobilité cyclable et partagés avec les communes concernées et les acteurs régionaux. En 2017, en collaboration avec PRO VELO Valais, une étude sur les infrastructures cyclables a mis en lumière leurs lacunes de sécurité et l’insuffisance des itinéraires pour franchir le Rhône. En 2019, le GMC a proposé deux autres dossiers avec des aménagements cyclables et autres mesures pour se rendre à Villeneuve depuis Aigle en passant par Rennaz, problématique toujours d’actualité, au vu de l’ouverture du nouvel Hôpital Riviera Chablais. Pour promouvoir l’itinéraire cyclable, une sortie vélo a été organisée durant l’été pour constater l’état des infrastructures et les problèmes de sécurité auxquels les cyclistes sont confrontés lorsqu’ils parcourent le chemin entre Aigle et Villeneuve, via Rennaz. Une vingtaine de personnes de tous âges étaient au rendez-vous. Les dernières études et un reportage photo de la sortie peuvent être consultés sur la page Facebook du GMC.

Quels projets futurs ?

« Nous allons profiter d'un prochain événement sur la mobilité douce dans le Chablais pour fêter nos dix ans », dit Rachel Blatter. En effet, le GMC souhaite se rendre plus visible auprès du grand public et des cantons. En outre, « on va essayer de convaincre le Valais et le canton de Vaud de promouvoir et sécuriser la pratique du vélo de tous-les-jours dans la plaine, et non seulement le VTT du dimanche », complète Rachel Blatter.

Avez-vous des idées pour améliorer la mobilité cycliste, piétonne et en transport public dans le Chablais ? Envoyez un message sur Facebook ou contactez le GMC par courriel.

 

Informations
Page Facebook GMC
www.facebook.com/groupemobilitechablais
Email Groupe Mobilité Chablais
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* Voir article du National Geographic, « Comment les vélos ont transformé notre monde », 17 juin 2020 ; lire l’ouvrage de Claude Marthaler, « A titre d’elles : femmes, vélo et liberté », Editions Slatkine, Genève, 2016

 

Texte et photo : C. Viscarra Moser


 

La dernière ligne droite pour la création de l’Association PRO VELO Chablais

Un comité provisoire composé d’une vingtaine de personnes travaille sans relâche pour fonder l’association PRO VELO Chablais, qui devrait voir le jour début septembre.

Quelques participants à la séance du comité provisoire PRO VELO Chablais. De gauche à droite : Christiane Lavanchy, Juerg Haener, Cherryl Clivaz, Léonard Farine, Emmanuel Estoppey, Amaël Donnet, Julia Delattre et Sebastien VurlodPourquoi une Association PRO VELO exclusivement pour le Chablais ?

PRO VELO Suisse, faîtière de défense des intérêts des cyclistes, compte trente-cinq associations régionales actives au niveau local. Jusqu’à ce jour, les personnes qui adhèrent à PRO VELO et qui habitent le Chablais sont affiliées, soit à PRO VELO Valais, soit à PRO VELO Riviera ou Lausanne. En ce qui concerne la promotion du vélo, des ressources limitées ont empêché ces associations d’être actives dans le Chablais. Si des collaborations ponctuelles ont eu lieu par le passé avec des acteurs locaux, comme le Groupe Mobilité Chablais (voir article précédent), les initiateurs du projet considèrent qu’il reste beaucoup à faire, notamment en termes de lobbying auprès des autorités politiques et de la mise en place des projets de PRO VELO Suisse (« bike to work », « bike2school », Cyclomania, des courses de conduite, entre autres*).

Des motivations différentes et un terrible constat : « La Suisse est un pays en développement » en termes de vélo au quotidien

Les vingt-quatre personnes présentes à la première séance de travail, dont 25% de femmes, ont été invitées à parler des sujets qui leur sont chers et des motivations pour joindre le futur PRO VELO Chablais. Le sujet le plus mentionné a été la sécurité des routes, particulièrement pour les enfants. C’est une grande préoccupation pour les parents et grands-parents présents, qui pointent des bandes cyclables trop étroites, des croisements trop dangereux et des itinéraires peu ou non sécurisés en ville, notamment sur le chemin de l’école.

La promotion de la santé a été mentionnée à son tour : « La pratique du vélo aide à combattre l’obésité », dit Jean François Schnegg, médecin retraité habitant Aigle. À son tour, le Bellerin Thibaud Nolf, s’inspirant du programme danois « Cycling whitout age » (cyclisme sans âge), voudrait « proposer aux aînés vivant en EMS des balades à vélo en triporteurs ».

Autres constats : Le vélo démocratise la société. Par exemple, un médecin, un infirmier ou un employé de cuisine peuvent tous rouler à vélo pour se rendre au travail et discuter des itinéraires empruntés sans distinction sociale. Appuyer le transport alternatif à la voiture est un des sujets évoqués : « Je fais du vélo par conviction écologique », indique Léonard Farine d’Ollon, qui a abandonné la voiture et qui se déplace avec ses trois enfants exclusivement à vélo et en transports publics.

Développer le cyclotourisme et appuyer le cyclo-voyage a également été mentionné : « c’est important que les cyclistes puissent placer leurs vélos dans le train », affirme David von Felten, entrepreneur et enseignant habitant Leysin. Le respect du cycliste est une autre préoccupation des personnes présentes, surtout lors du dépassement. La soussignée, professionnelle dans le domaine du développement durable, estime que la participation des femmes dans la gouvernance de ce type d’associations est positive pour garder l’équilibre des priorités et des projets. La discussion se termine sur une note d’humeur en constatant que la Suisse est un pays en voie de développement en matière de vélo au quotidien, et que beaucoup reste à faire.

La suite de l’histoire

L’Assemblée générale constitutive de PRO VELO Chablais devrait se tenir début septembre, avant les Championnats du Monde Route UCI 2020 Aigle-Martigny. Si vous êtes intéressé à devenir membre ou faire partie du comité, n’hésitez pas à contacter le secrétariat provisoire de PRO VELO Chablais. Les dames sont particulièrement les bienvenues au comité.

Informations
Email provisoire de PRO VELO Chablais :
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*Voir projets de PRO VELO Suisse sur www.pro-velo.ch
 
 
Texte et photo : C. Viscarra Moser
 

 

Vélos, piétons et voitures : le point de vue des usagers

Les comportements irrespectueux ou distraits dans la rue font peur, mais surtout s’avèrent dangereux. Que ce soit à cause d’un véhicule motorisé qui frôle un vélo à toute vitesse ou d’un vélo qui passe trop près d’un piéton, il s’agit surtout du respect.

Les cyclistes et les piétons s’exprimentFaire du vélo avec des enfants en ville, il faut être courageux !

Marie Chichakly habite à Aigle et utilise son vélo pour accompagner ses enfants à l’école et parfois comme loisir pour des balades familiales. « Le vélo nous permet de moins polluer, de découvrir les alentours de notre lieu de vie, de mieux s’inscrire dans quelque chose de local, de faire du sport et des rencontres avec d’autres cyclistes de tout bord », dit-elle. Par contre, une de ses principales préoccupations est que les véhicules fassent attention à ses enfants lorsqu’ils roulent à vélo. « J’ai particulièrement peur des ronds-points, où parfois les automobilistes me dépassent ou me coupent la route au dernier moment. » Ces situations sont des sources d’inquiétude pour Marie qui doit faire de grands détours pour les éviter. Son avis par rapport au travail des autorités à l’égard des infrastructures ? « Je vois que les autorités ont déjà fait des efforts pour créer des pistes cyclables, mais le travail reste énorme pour permettre aux cyclistes d’être en sécurité et de savoir par où passer pour se rendre d’un point A à un point B. » Marie insiste qu’il y a une urgence pour réaménager la circulation pour garantir la sécurité et la fluidité du trafic à l’heure actuelle où de plus en plus de personnes prennent le vélo comme moyen de locomotion. »

La soussignée, qui roule souvent à vélo avec son petit enfant dans le chariot se fait souvent dépasser par les voitures, et une fois un bus des TPC, de trop près. Ayant déjà eu des frayeurs, les routes agricoles sont devenues les pistes cyclables de prédilection pour transiter en toute sécurité. En ville, ça lui arrive des fois de rouler avec son autre fils de six ans sur le trottoir, car la peur de se faire écraser si elle roule sur les routes étroites est toujours présente. En empruntant le trottoir, les enfants doivent faire attention aux piétons car ils ont bien sûr la priorité ! Faire du Chablais un vrai paradis du vélo utilitaire, à l’instar des grandes agglomérations de Suisse alémanique, est un rêve qui pourrait devenir une réalité dans un futur pas trop lointain.

Les cyclistes sont aussi des sources de stress pour les piétons

Un article de l’Association Transports et Environnement (ATE) Suisse, le montre bien : quand il n’est pas possible de séparer cyclistes et piétons, les conflits peuvent rapidement surgir. Se faire doubler par un vélo lancé à toute vitesse, sans respecter la distance minimale recommandée d’au moins 1,5 mètre, est comme se faire dépasser à vélo par une voiture sur l’autoroute !*

Suite à une réflexion à ce sujet lancée sur un groupe de discussion du Chablais sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes ont réagi en pointant le manque de courtoisie des cyclistes au bord du Rhône, qui pensent qu’ils sont « seuls au monde », et qui dépassent des promeneurs trop vite et de trop près. Autres problèmes mis en lumière sont le non-respect des passages piétons et les vélos sur les trottoirs, qui sont tous deux des comportements dangereux de la part des cyclistes. Sur ce dernier point, il faudrait compter sur l’éducation et la sensibilisation, surtout tenant compte que, à partir du premier janvier 2021, les enfants de moins de 12 ans pourront rouler sur les trottoirs, en absence de pistes ou de bandes cyclables**.

La thématique est complexe, car comme vu précédemment, il y a des personnes qui roulent sur la chaussée à cause du manque d’infrastructures adéquates et sécurisées. D’un autre côté, on observe des comportements peu respectueux, finalement, comme des automobilistes à l’égard des deux roues ou de ces derniers envers les piétons. « Tout passe par la prévention, l’éducation et la courtoisie » conclut Jean François Schnegg sur le groupe de discussion. En effet, c’est un travail de longue haleine et conjoint de la police, des écoles, des autorités et des citoyens qui peut être relayé par des associations de cyclistes pour non seulement défendre leurs intérêts, mais aussi pour les éduquer.

Informations

*Voir Magazine ATE 3/2020 sur https://www.ate.ch/soutenir-late/services/magazine/

** En mai 2020, le Conseil fédéral a édicté plusieurs nouvelles dispositions qui entreront en vigueur au début de l’année 2021. Consulter davantage des informations sur www.pro-velo.ch/fr/themes/securite-routiere/regles-pour-le-trafic-cycliste/

 

Texte : C. Viscarra Moser – Photo : R. Chichakly


 

Les communes d’Aigle, d’Ollon et de Bex travaillent pour favoriser la mobilité cycliste

Chacune à son rythme, les municipalités d’Aigle, Ollon et Bex avancent en faveur de la promotion du vélo, d’autant plus que ce dernier jouit d’un renouveau suite à la pandémie du coronavirus. Que ce soit au niveau stratégique, ou à échelle plus petite, les exemples sont nombreux.

iste cyclable sécurisée sur la Route d’Ollon à AigleAigle : capitale mondiale du cyclisme s’arme d’un schéma directeur cyclable

La présence de l’Union Cycliste Internationale (UCI) et de son Centre Mondial du Cyclisme (CMC) à Aigle atteste de l’attractivité de la région pour la pratique du vélo. Cependant, le principal frein pour les cyclistes urbains du Chablais est aujourd’hui le manque de sécurité, l’absence d’une signalétique appropriée et des lacunes dans la continuité du réseau.

La Municipalité d’Aigle en est consciente et pour cette raison a développé un schéma directeur cyclable. Ce plan de mobilité contient des mesures à trois niveaux : un réseau intercommunal pour le vélo de loisir et utilitaire, un réseau communal et un réseau à l’intérieur de la ville pour les utilisateurs quotidiens. Les fiches qui composent le schéma contiennent des propositions claires et des contraintes à prendre en compte. Le document sera traité cet automne par le Conseil communal.

D’autres mesures ont été également annoncées par la Municipalité d’Aigle via sa dernière lettre d’information : la diminution du trafic de véhicules au centre-ville et l’étude de zones 30 généralisées hors des voies de transit. Cette volonté de la Municipalité aiglonne vise à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.

Des actions à Ollon et Bex

La Municipalité d’Ollon développe actuellement son réseau de bandes cyclables. La route communale vers l’entreprise Camadona SA est en cours de réfection et bénéficiera d’une nouvelle bande cyclable. La continuité sera assurée également le long de la Route de Chesselaz.

Quant à Bex, la Municipalité installera un abri à vélos en centre-ville pour faire face à la demande croissante des utilisateurs de cycles et cycles électriques, comme évoqué dans l’édition précédente du Point Chablais (N° 142 de juillet 2020).

Côté éducation des cyclistes, il vaut la peine de rappeler que Bex possède le « Jardin de circulation » le deuxième plus important du Canton par sa grandeur (48.50 mètres de long et 28.40 mètres de large). Située à la Rue du Simplon, cette infrastructure destinée à la formation a été offerte par la Jeune Chambre Economique du Chablais et a ouvert ses portes en 2003. Quinze cycles et un nombre identique de casques de protection sont à disposition des utilisateurs. Le Jardin de circulation est mis gratuitement à la disposition des services de police, des écoles ou de toute entité désirant effectuer une formation routière en toute sécurité*.

Informations

*Voir informations sur le Jardin de circulation sur https://www.bex.ch/N266/jardin-de-circulation.html

 

Texte : C. Viscarra Moser – Photo : L. Moser


 

L’Association Chablais Région accompagne les communes dans leurs projets de mobilité

La mobilité est un des axes stratégiques de l’association Chablais Région. Mirielle Columberg, chargée de projet auprès de cette association explique les enjeux et les prochaines étapes en termes de mobilité.

Chablais Région répond à nos questionsEn deux mots, qu’est-ce que l’Association Chablais Région et quelle différence/complémentarité avec Chablais Agglo ?

« L’Association Chablais Région regroupe les 28 communes du Chablais vaudois et valaisan. Son objectif est de promouvoir un développement du Chablais de manière intercantonale, au service de ses communes membres, et de piloter des projets visant à améliorer l’attractivité de la région et le cadre de vie de ses habitants. Le projet Chablais Agglo regroupe quant à lui 6 communes du Chablais, membres de Chablais Région (Aigle, Bex, Ollon, Collombey-Muraz, Monthey et Massongex). En effet, Chablais Région œuvre sur des thématiques similaires à celles de Chablais Agglo (que ce soit le développement territorial ou la mobilité), mais sur un nombre de communes plus large. En outre, le projet Chablais Agglo est rattaché administrativement à Chablais Région. Les deux se coordonnent par exemple dans l’établissement des stratégies régionales des zones d’activités. »

Quel est votre rôle dans Chablais Région ?

« En tant que chargée de projet, mon rôle est d’accompagner les communes dans leurs projets. Le 50% est dévolu au projet Chablais Sport afin de renforcer la place du sport dans le Chablais et les coopérations ; l’autre moitié dans les domaines du développement territorial et de la mobilité. Un des enjeux principaux concerne l’accès aux agglomérations où la mobilité douce en particulier relève tout son potentiel, en réduisant le transit à l’intérieur des centralités. Afin d’attirer du monde dans notre région, la mobilité doit être planifiée de manière cohérente. »

Quelles mesures concrètes pour améliorer la mobilité dans notre région ?

« Plusieurs mesures se sont déjà concrétisées dans le but d’améliorer une desserte complète dans l’ensemble des territoires de la région. Il s’agit notamment de la mise en place du réseau MobiChablais à la fin 2018, qui comprend 11 lignes de bus urbains et d’agglomération circulant 7/7 jours avec des horaires étendus grâce à un service à la demande. Plusieurs autres mesures sont en réflexion ou en cours de réalisation. Il s’agit par exemple de l’élaboration d’une stratégie régionale des P+R et B+R*, prévue initialement à l’échelle du district d’Aigle, mais qui intégrera également les communes valaisannes membres de Chablais Région, dans le but d’inciter les pendulaires à utiliser les transports publics sur une partie de leur itinéraire et réduire ainsi le trafic aux heures de pointe. De manière plus générale, une commission Mobilité au sein de Chablais Région sera créée pour avoir un suivi régional sur tous les projets en la matière. »

Quels sont les défis en termes de mobilité douce dans le Chablais ? Sont-ils différents du côté Chablais Vaudois ?

« D’un point de vue global, l’accès entre les différentes parties de l’agglomération du Chablais, que ce soit pour la partie vaudoise ou valaisanne, n’a jusqu’à présent pas été pensé en termes de mobilité douce. Il s’agit dès à présent d’agir pour la mobilité douce quotidienne, c’est-à-dire pour les enfants se rendant à l’école, les personnes se rendant au travail ou faisant leurs achats, afin de leur offrir un environnement sécurisé et agréable. Les défis restent les mêmes et concernent l’ensemble du Chablais. Un autre aspect concerne l’accès en mobilité douce depuis les agglomérations au Rhône ainsi que les aménagements autour du Rhône pour les usagers. Il n’existe sans doute pas assez de passerelles qui traversent le Rhône et celle de la SATOM n’est pas adaptée aux cyclistes. »

Quelles sont les prochaines étapes de Chablais Région en matière de promotion de la mobilité cycliste ?

« Chablais Région souhaite contribuer à promouvoir la mobilité cycliste sur l’ensemble de son territoire, en proposant d’étudier via le développement d’itinéraires balisés, la création de nouvelles pistes cyclables, la mise à disposition de vélos en libre-service et de places de stationnement pour ces derniers, etc. La promotion de la mobilité ne peut pas se faire sans des aménagements sécurisés et adaptés à la pratique cycliste. »

Informations

* P+R (« Park and Ride ») est un parking situé, en principe, en périphérie de la ville qui permet aux automobilistes de rejoindre le centre-ville en transports publics ; B+R (« Bike and Ride ») sont des parkings vélos qui se trouvent près des transports publics.

 

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