Bex aura enfin sa bière ! En effet, depuis octobre dernier, une brasserie s’y est installée ; elle puise son eau dans les sources de la cité du sel. La populace pourra goûter ce nouveau breuvage dès l’été prochain, à l’occasion de la triennale de Bex & Arts ainsi que lors de la fête des écoles.

 

Forte de seize membres, la coopérative «Brasserie la Mine», réunit des passionnés qui se sont rencontrés autour d’un projet original et qui sera très certainement au goût des Bellerins. De la bière locale, ce n’est pas nouveau, le Chablais en a déjà connu, pourtant à l’apparition de «La Mine» il n’en existait plus autant. La région s’étant d’avantage développée dans la viticulture, cette nouvelle brasserie redonne un vent de fraîcheur qui saura en désaltérer plus d’un.

 

Brasserie (1)

 

La naissance du projet

L’initiateur de ce projet est Michael Dupertuis : «L’idée germait dans ma tête depuis plus de deux ans quand j’ai rencontré un couple habitant en face du terrain de BMX à Bex, Yves Berger et Sophie Monnet. Ils partageaient tous deux le rêve de brasser à leur domicile. J’ai alors lancé un appel sur Facebook l’été dernier et, moins d’un mois plus tard, une quinzaine de personnes se sont montrées intéressées. La coopérative est née», explique Michael. C’est au mois d’octobre que la Mine commence à brasser, non pas dans une abbaye comme c’était le cas autrefois, mais dans la demeure de Sophie et Yves. «Actuellement, nous avons déjà brassé 700 litres.»

 

A la mine chaque membre apporte sa pierre à l’édifice : Michael, lui est entrepreneur dans le domaine des énergies renouvelables. «Nous avions un vœu commun, celui de faire une bière de qualité avec des produits sains et au maximum locaux. De plus, nous souhaitons limiter notre impact sur l’environnement. Nous apportons tous nos connaissances personnelles et avançons dans un esprit de cohésion. On s’est rencontré au bon moment pour ce projet... ça devait se faire», confie-t-il.

 

Lavage des drêches pour récupérer tout le sucre restant dans le malt lors de la phase d’empattage

 

Peaufinage des recettes

Actuellement, la brasserie produit environ 200 litres de bière chaque mois. Mais les recettes sont toujours en phase de peaufinage. Trois bières sont confectionnées : une brune, une blonde et une rousse, le tout en fermentation haute (ales), qui se déroule à une température allant jusqu’à 25°C. «La méthode de fermentation la plus ancienne et la plus courante nous permettant plus de créativité, mais aussi plus de facilité pour le processus de brassage.» Il faut compter deux mois et demi pour la fabrication d’une blonde et quatre mois pour une brune, ce qui est nettement moins long que pour le vin. «Avec ce délai, nous pouvons nous faire plaisir et vite retomber sur nos pattes en cas de problème.» Trois bières en perspectives donc pour la brasserie, toutes étiquetées au nom de la jeune brasserie, habilement dissimulé dans des jeux de mots originaux. «Nous sommes satisfaits de notre bière brune, la «Baramine». En ce moment, nous améliorons les deux autres recettes, la blonde, la «Minette» et la rousse, la «Carmine». L’objectif est d’aboutir à trois bonnes recettes afin de produire, à moyen terme, jusqu’à 1000 litres par mois permettant de créer des emplois à temps partiel dans cette brasserie.» Mais les brasseurs en herbe ne se pressent pas. La qualité passe avant les bénéfices ! D’ailleurs, tous les bénéfices sont réinvestis dans la brasserie qui est en rénovation depuis la fin de l’année dernière et ce jusqu’au mois d’avril, ceci afin de rentrer dans les normes vaudoises.

 

Du local, du bio et du respect pour l’environnement

Pour une bonne bière il faut de bons produits et, dans l’idéal, des produits locaux, mais la Suisse ne dispose pas de cultures céréalières destinées aux brasseries. «Pourtant il y a un marché à prendre», s’exclame Michael. Si la Mine n’a pas le choix d’importer ses produits de l’étranger, ses membres espèrent motiver des agriculteurs suisses à les fournir en céréales et houblons. «Notre but est de créer nos bières à base de houblon et d’orge de Bex.» L’appel est lancé, ne reste plus qu’à espérer. En attendant, la Brasserie bellerine tire son eau de la source de la Benjamine à Bex. «Nous essayerons des recettes avec d’autres sources comme celle de l’Avançon, par exemple.» La coopérative ne s’arrête pas là, elle désire également limiter le gaspillage, comme pour les drèches (résidus du brassage des céréales) qui pourraient être donnés aux chevaux ou pour réaliser des barres céréalières alors, qu’aujourd’hui, elles sont utilisées uniquement pour le composte.

 

À déguster bientôt

L’objectif final de cette coopérative est, bien entendu, de commercialiser ses bières dans les bars et commerces de Bex. Si ce n’est pas encore le cas, il sera tout de même possible de les déguster lors de la triennale de Bex & Arts. «Il s’agira d’un énorme test pour nous.» La Brasserie estime pouvoir vendre ses bières Fr. 3.80.- pièce. À voir maintenant combien elles seront revendues dans les lieux de distribution. Devenir coopérateur permet d’obtenir 5% de rabais pour chaque part jusqu’à 50%, un avantage non négligeable pour les amateurs. Finalement, les bières de La Mine pourront être dégustée, rappelons le, lors de la triennale de Bex & Arts qui débutera le 4 juin ainsi que le 24 juin lors de la fête des écoles ; l’occasion de déguster en avant-première les créations de la coopérative. Alors à votre santé et longue vie à la bière de Bex !

 

Informations

www.facebook.com/brasserie.lamine.bex

 

Photo: Brasserie la Mine

 

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