C’est le dimanche 3 avril que la 69e édition des Trophées du Muveran s’est déroulée. La doyenne des courses de ski-alpinisme fut une réussite, malgré des conditions difficiles en raison des températures très élevées. Au total, ce sont 536 patrouilles et 1320 participants qui ont pris le départ des divers parcours.

Au vu de la situation météorologique et de l’enneigement le jour J, les organisateur ce sont vu obligés de modifier quelques peu les parcours et les derniers départ on été avancés. «Nous avons dû composer avec la météo. Les conditions étaient délicates avec beaucoup de vent et des températures élevées, d’où les départs avancés, mais le couloir du Pacheu a pu être sauvé», explique Sylvain Fame, président du comité d’organisation. En effet, le Pacheu est un couloir emblématique de cette compétition. Nombreux sont les participants à l’emprunter et il est depuis longtemps associés aux Trophées du Muveran. «C’est la sixième année de suite que ce couloir est à la carte, mais ça n’a pas toujours été le cas», souligne Sylvain qui précise qu’à l’époque, les Trophées du Muveran se déroulaient fin mars et que la période influait régulièrement sur des modifications de parcours.

 

Steven Girard et Marcel Theux a remporté la course sur le parcours principal en 3 heures 16 minutes et 14 secondes

 

Résultats

Parmi les nombreux participants, il y en a deux qu’on attendait à la tête du classement et ils l’ont fait! La paire Steven Girard et Marcel Theux a remporté la course sur le parcours principal en 3 heures 16 minutes et 14 secondes. «C’était une course très nerveuse durant laquelle il a fallu régulièrement enlever et remettre les skis», confie Marcel à l’arrivée. Une troisième victoire pour Marcel sur cette compétition. Il avait d’ailleurs établi un record en 2011, mais, cette année, pas de nouveau record: «Notre temps est largement au-dessus, mais le but n’était pas de le battre, notamment au vu des conditions difficiles et du parcours modifié.» Une belle victoire pour ce duo qui avait déjà couru ensemble, mais jamais lors de ce trophée.

 

Sur ce même parcours, du côté des femmes, la victoire est revenue à la paire Séverine Pharisa et Eugénie Tornay en 4 heures 10 minutes et 7 secondes. Eugénie Tornay figure d’ailleurs parmi les grandes révélations de cette saison. Elle concrétise des performances en crescendo depuis le début de l'année. Sa coéquipière Séverine Pharisa, l'amie de Steven Girard, prouve une fois de plus tout son talent.

 

Sur les abords de l’arrivée, il n’est pas difficile d’approcher les participants parfois à bout de souffle ou de simplement tendre l’oreille. Ainsi, on peut entendre nombre de compliments sur les parcours toujours aussi bien pensé: «La descente sur Derborence était magnifique, le Pacheu était quant à lui splendide», remarque l’équipage Jacques Masset, Christian Besançon et Patrice Kunzler qui ont terminé 320e du Trophée du Muveran.

 

Pour certains, ou certaines, la course semblait être facile, ou presque, comme pour le duo féminin Laurence Mazzucco et Régine Tornay, d’ailleurs collègues de travail. Elles ont décidé de participer à cette compétition seulement deux semaines avant le départ. «C’est la première fois que nous mettions les peaux ensemble et nous avons été plus rapides que lors de ma participation en 2015 avec deux hommes», souligne toute souriante Régine Tornay qui a bouclé son parcours avec plus d’une heure d’avance sur son temps de 2015. Cette année, avec un temps final de 5 heures 11 minutes et 57 secondes, Laurence et Régine se classent 21e au Super Trophée.

 

Pour d’autres, la compétition s’est révélée plus compliquée, mais pas impossible: «C’était très difficile, mais nous sommes contents», relève le duo Eloi Schornoz et Sébastien Caloz qui ont réalisé une très belle course en se classant 2es au Trophée du Muveran.

 

Les frères Moret (Gilles et David) ont également brillé tout au long de ce même parcours en se classant 7e. «La première partie s’est bien passée, la descente j’étais moins à l’aise», note David. Ces deux frères qui concourraient ensemble pour la première fois sont malgré tout des habitués des courses d’alpinisme.

 

Photo: B. Gallarotti