Le 1er mai, une librairie et maison d’édition a ouvert ses portes dans le centre de Bex. À sa tête, Maria Gagliardi, une passionnée de littérature qui aime les beaux mots.

Stimuler le cerveau, réduire le stress, améliorer la concentration, enrichir le vocabulaire ou encore s’évader : la lecture joue un rôle essentiel au quotidien. Alors que la bibliothèque scolaire a perdu de son standing depuis qu’elle a été déplacée dans des portacabines et que le Temple du Polar se fait désirer, l’ouverture de cette librairie tombe à point nommé. « Les retours de la population sont excellents. Les gens se disent reconnaissants pour cette nouvelle adresse », précise Maria Gagliardi.
Un lieu pensé pour tous les lecteurs
Ne vous laissez pas tromper par la devanture : les lieux sont plus grands qu’ils n’y paraissent. L’arrière-boutique recèle en effet de nombreux trésors, avec des étagères débordant d’ouvrages en tout genre. Dans les rayons, on retrouve entre autres des romans d’aventure, des histoires d’amour, des polars, des thrillers, des essais, du développement personnel, des bandes dessinées, des contes et même des mangas. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges, y compris pour les plus jeunes.
La majorité des volumes proposés sont neufs, mais une partie de la collection est composée de livres d’occasion, soigneusement sélectionnés et en excellent état. Les lecteurs peuvent aussi bien découvrir des classiques et des récits anciens que des nouveautés récemment parues.
« J’essaie de proposer un large choix d’ouvrages, hormis les livres techniques et scientifiques. Et si un titre n’est pas disponible dans le magasin, je peux le commander sur des plateformes diverses, principalement auprès d’OLF – centre de distribution multi-média – à Fribourg ou directement auprès de la maison d’édition. »
Outre la librairie, Maria Gagliardi propose un service d’édition, de l’impression à la diffusion en passant par la promotion. L’objectif : éditer des coups de cœur. « Ça devra forcément me toucher personnellement pour que j’édite l’œuvre, que ce soit un roman, une nouvelle ou même un recueil de poésies. » Les auteurs foisonnant dans la région, cette maison d’édition pourrait ainsi devenir un véritable atout pour la scène littéraire locale.

Pour finir, des événements verront le jour dans ce lieu dédié à l’évasion et à la découverte, notamment la lecture de contes pour enfants, la création d’un club de lecture ou encore la rencontre d’auteurs avec des séances de dédicaces. Autant de bonnes raisons de pousser la porte de ce commerce et de ne pas repartir les mains vides.
Les mots dans le cœur
Née à Bex et ayant vécu la majeure partie de son existence dans cette commune, Maria Gagliardi est depuis toute jeune une fervente lectrice. « C’était très intuitif, on ne lisait pas dans ma famille. » Des romans d’aventures aux polars en passant par les livres historiques, ses goûts littéraires sont vastes. « Très ouverte d’esprit, je lis tout aussi bien du Proust ou du Dumas que des publications introspectives et même des mangas ; je m’y suis mise il y a quelques années grâce à une petite cousine. »
Après un apprentissage d’employée de commerce, la Bellerine a travaillé dans l’administration, dont vingt-quatre années au secrétariat des écoles de Bex. Maman de deux filles aujourd’hui adultes, elle a décidé de donner une nouvelle direction à sa vie. « J’ai toujours voulu travailler dans l’édition, en librairie ou en bibliothèque, sans toutefois concrétiser ce désir. » Un rêve devenu réalité dorénavant. Une partie de la collection de livres d’occasion provient de celle de Kathleen Malcause, figure bien connue des amateurs de polars à Bex. Une sélection d’ouvrages, reprise par l’auteur Marc Voltenauer pour le projet de l’Association du Temple du Polar (lire édito en page 3), a ensuite été rachetée par Maria Gagliardi.
Ouverte les mercredis, jeudis et vendredis, de 9h à 12h et de 14h à 18h, ainsi que les samedis de 9h à 17h, la librairie et maison d’édition Gagliardi est un lieu où l’odeur du papier se mêle au plaisir de la découverte. Une histoire sans fin – on l’espère – qui s’écrit dorénavant dans la cité du sel.
- Photos : Zoé Gallarotti