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Le point de la rédaction

Le 14 février, notre photographe Bernard Gallarotti nous a quittés des suites d’un cancer. C’était mon papa. Une personne extraordinaire, qui m’a soutenue dans tous mes projets, même les plus fous, comme la création de ce magazine. Avec le recul, je me demande ce qu’il a pensé quand je me suis lancée. Il a dû me prendre pour une folle. Mais il s’est bien gardé de le dire. Bien au contraire.

 

Bernard Gallarotti
Bernard Gallarotti

 

Dès le départ, il s’est investi en tant que photographe. Je ne compte plus le nombre d’événements que nous avons couvert ensemble. Des moments inoubliables, intenses, drôles… Des moments qui resteront à jamais gravés dans mon cœur. Parmi ses souvenirs préférés, il y a sans aucun doute les nombreuses visites à l’intérieur des Mines de Sel, notamment le mythique TrekkMines, dont il parlait souvent. Mais aussi cette journée immersive avec des ambulanciers. Sans oublier l’épandage dans les vignes de Bex : à la sortie de l’hélicoptère, ses jambes tremblaient ! Et tellement d’autres.

 

Il eut des galères, comme ce jour où il cassa son appareil photo lors d’une compétition de natation synchronisée. Des fous-rires, comme lorsqu’il a oublié de mettre une carte SD dans son appareil et que nous avons dû tout recommencer. Des anecdotes follement amusantes, comme lorsque nous avons tenté de nous éclipser discrètement lors d’un événement que nous ne trouvions pas à notre goût et que nous nous sommes fait lamentablement repérer.

 

Mais ce n’était pas qu’un photographe. Mon papa a pleinement soutenu le magazine dans chacune des étapes importantes de son histoire. Présence silencieuse à mes côtés. Plume discrète pour la réalisation des communiqués de presse. Soutien moral. Conseiller attentif. Souffleur d’idées.

 

Nous lui devons l’idée du Point Jazz. Lui qui me demandait régulièrement d’organiser des concerts de jazz dans les restaurants de Bex, comme cela se faisait à l’époque ; un événement que nous avions couvert aux débuts du magazine et qu’il avait adoré. Des années plus tard et grâce à l’impulsion de l’une de nos bénévoles, Natacha de Santignac, nous avons organisé la première édition du Point Jazz. Ma seule condition : que mon père se joigne à nous dans l’organisation. Jeune retraité, il pensait en avoir fini avec l’organisation d’événements. Il a tout de même accepté. Il n’a jamais su me dire non.

 

Bernard Gallarotti était une figure importante du magazine. Sans lui, ce ne sera jamais plus pareil. Mais son souvenir demeurera éternel, dans l’histoire du magazine comme dans mon cœur. Car il était plus qu’un papa. C’était mon héros. Et il va me manquer à chaque seconde.

Point Chablais