- Ecriit par Z. Gallarotti
Les amateurs de lecture se souviendront certainement de la librairie « Le Crime Parfait », installée successivement à Corbeyrier, Aigle, puis Bex. L’impressionnante collection de Kathleen Malcause – plus de 15’000 livres – a finalement terminé sa course à l’Hôtel du Cèdre. Malheureusement, la librairie-bibliothèque a fermé ses portes il y a quelques années déjà, au grand dam de la population. Bonne nouvelle toutefois, elle rouvrira temporairement ses portes au Cèdre du 1er juillet au 31 décembre – nous en parlerons dans notre prochaine édition !
Parallèlement, le projet du « Temple du Polar », porté par l’association du même nom et présidée par l’auteur Marc Voltenauer, prévoit l’installation d’une librairie-bibliothèque ainsi qu’un espace culturel dans la Chapelle Nagelin. L’association ambitionne de proposer la plus grande collection d’ouvrages dédiée à la littérature policière, soit plus de 50’000 romans, dont une partie provient du fonds de Kathleen Malcause. Mais voilà… La Chapelle Nagelin étant un bâtiment classé note 2, la rénovation doit être réalisée en accord avec la section « Monuments et sites » de la Direction générale des immeubles et du patrimoine. Et ça prend du temps… Les travaux devraient toutefois débuter cet été et l’ouverture est espérée pour la seconde moitié de 2027.
Enfin, quelle n’a pas été ma surprise en découvrant l’ouverture d’une librairie à Bex le 1er mai (lire article en pages 10 et 11). Outre l’achat de livres en tout genre, neufs ou d’occasions, Maria Gagliardi propose aux auteurs d’éditer leurs travaux. Néanmoins, il faudra que les écrits en question touchent personnellement la directrice des lieux. Je dois avouer que déambuler dans les rayons, plonger au cœur des mots, sentir cette odeur si familière de papier, ça n’a pas de prix. À l’heure où quelques clics suffisent pour faire venir le monde jusqu’à notre porte, les paniers virtuels ne remplaceront jamais l’âme d’une vraie librairie. À mon sens, elle demeure irremplaçable. Sans oublier le contact humain qu’elle procure, car quand lire est une passion, l’échange est primordial et ouvre la porte à des lectures vers lesquelles nous ne nous serions pas spontanément tournés.
L’un dans l’autre, ces différents projets se complètent et constituent les maillons d’une chaîne solide en faveur de la littérature. Finalement, Bex n’a pas qu’une grande histoire d’amour avec le sel. Les livres font dorénavant partie intégrante de son histoire. Le mot de la fin revient aux lecteurs, car après tout, ce sont eux qui donnent vie aux histoires…