Le point de la rédaction

Édito avrilt 2018

La fête des voisins – 25 mai 2018

Qu’il soit souriant, avenant, qu’il vous donne du beurre quand vous n’en avez plus ou qu’il ne vous calcule même pas quand vous le croisez dans l’ascenseur, c’est votre voisin et comme avec sa famille, et bien son voisin on ne le choisit pas. Au pire, on fait avec, au mieux on s’étale dans des discussions qui ne servent à rien, mais qui font du bien.

Il y a celui que l’on n'entend jamais, à se demander s’il ne s’est pas électrocuté dans sa baignoire… quoique la lumière fonctionne encore ! Il y a le bruyant, celui qui passe l’aspirateur au milieu de la nuit. Il y a celui dont le chien réveille chaque matin le coq du fermier d’en face. Il y a bien évidemment la charmante, celle sur qui vous vous retournez pour apprécier son déhanché dans l’escalier : «faites qu’ils ne mettent pas un ascenseur !». Il y a aussi le populaire, celui qui reçoit tout le temps du monde chez lui, à se demander à quel nom est son bail à loyer. Il y a encore et toujours celui qui vous épie quoi que vous fassiez, et oui on vit dans une société où la délation est maître. Il y a finalement celui qui se plaint toujours : aujourd’hui c’est son bouton de fièvre qui le dérange, demain ce sera son arthrose qui le fera souffrir, oui ils annoncent de la pluie à la météo ! Bref, on en a tous un comme ci ou un autre comme ça. Mais c’est ça qui fait la beauté de la vie en collectivité. Car louer un appartement dans un immeuble, c’est clairement de la vie en collectivité. Certes, les douches sont séparées, mais il est très difficile de garder une vie secrète avec deux autres familles sur son palier. Si cela vous ennuie, vous pouvez toujours vous louer une grotte ; avec tous ces loups abattus en Suisse afin de soi-disant «réguler» leur population, vous pourriez très certainement trouver votre bonheur en forêt.

Bref, qu’ils soient jeunes, vieux, bêtes, sympathiques ou casse-… pardon, ennuyeux à mourir… ce sont nos voisins et si durant toute l’année on se contente d’un hochement de tête en guise de salut, une fois par an c’est l’occasion de se rapprocher. Qui sait… demain vous aurez peut-être besoin de beurre !

Mais soyons honnêtes deux minutes. Lorsque l’on emménage dans un nouvel immeuble on s’est tous dit tôt ou tard : «tiens, je vais inviter mes voisins à ma pendaison de crémaillère». Mes voisins attendent toujours. Mais par chance, ils sont tous aussi sympathiques et souriants les uns que les autres. Je n’ai pas besoin de participer à la fête des voisins pour prendre le temps de discuter avec eux de temps à autre. Finalement, je n’ai pas besoin de beurre, ni de sel, mais si vous gagnez au loto, ne m’oubliez pas !

 

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