Le point de la rédaction

Édito octobre 2017

«Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien». C'est sur cette citation un brin polémiste - qui donnerait lieu à un ping-pong verbal stérile sur le site du 20 min - que je débuterai cet édito novembral.

Histoire de rendre à César ce qui lui appartient, cette phrase n'est pas l'œuvre de Desporges ou de Coluche, mais d'une baronne française du XVIIIème siècle d'origine vaudoise, Madame de Staël. Si, au vu du parcours sentimental chaotique de cette écrivaine, cette phrase semble fustiger la gente masculine, je me plais à la lire comme un sentiment face à l'humanité. Certains y trouveront une résonance à leur propre existence, d'autres n'y verront là qu'une énième provocation anthropomorphique.

La cause animale reste un sujet sensible qui déchaîne régulièrement les foules faisant naître des comportements irrationnels d'un côté comme de l'autre. À croire que le bon sens est un principe trop compliqué pour les êtres «évolués» que nous sommes. La maltraitance tout comme la bêtise doivent être sévèrement punis non-pas par égard pour l'opinion publique et l'intelligentsia, mais par devoir et respect.

Pour cette première page, préambule à notre dossier sur les animaux (lire page …), je voulais un peu de gaieté et de légèreté face à la réalité des faits, mais cela s'est avéré plus complexe que je ne le pensais. On a beau insuffler de l'espérance et de la positivité dans les mots, un article sur les abandons et ses conséquences laissera toujours une impression amère, une gêne dans la partie supérieure du corps, entre le cœur et l'esprit. Certes j'aurais pu évoquer les grands combats qui ont permis de belles victoires comme la décision du cirque Knie de renoncer aux numéros mettant en scène des éléphants, à l'application de peines sévères voire fermes pour les actes de cruauté ou le lynchage et à la honte médiatique pour les imbéciles qui jugent que prendre une vie animale est un passe-temps comme un autre, mais les mots me sont comptés et le sujet trop important pour qu'on le résume.

Je dédierai donc ces quelques lignes à nos compagnons de vie, à ceux qui partagent nos bizarreries, nos incohérences, nos doutes et parfois notre lit. Je les remercie d'être aussi indulgents, de faire fi de notre despotisme et de notre acharnement à vouloir dompter l'indomptable. Je sais à quel point ils peuvent être un rempart face à la solitude et à la marginalisation, un soutien précieux pour bon nombre d'entre nous. Pour finir, un merci plein de tendresse et de gratitude à ma «Pepette», partenaire de canapé, complice de mes balades et anxiolytique naturelle qui en étant ce qu'elle est, m'a rendue plus humaine.

 

 

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