Le point de la rédaction

Édito janvier 2020

EDITO

Un arbre tombe, plantes-en un autre

J’ai choisi ce proverbe birman pour résumer l’action de la Municipalité aiglonne quant à l’abattage de trois arbres au Parc Mon Séjour le 2 décembre dernier. Ce proverbe, c’est aussi une manière de rappeler que les autorités ont pris la décision qui s’imposait car l’un d’eux présentait des nécroses sur son tronc et les deux autres des pourritures des racines. Ces arbres ont aussi été abattus en raison de leur dangerosité : racines menaçant de faire tomber le muret parallèle à la rue de la Gare, empêchant toute remise en état de la structure, et pour éviter des chutes de branches sur la rue et le carrefour.

Malgré toutes ces raisons, de nombreuses personnes ont témoigné leur mécontentement sur les réseaux sociaux (principalement Facebook). Le débat était intéressant, bien que parfaitement inutile car la décision était prise et qu’il n’y a pas eu d’opposition, tout du moins pas dans le délai imparti. Le municipal Grégory Devaud a d’ailleurs donné quelques explications sur Facebook, afin de calmer les esprits. Il a ainsi rappelé que pour un arbre coupé, deux autres sont replantés et que cette décision confirme la volonté de revaloriser et sécuriser ce parc en vue d’une future ouverture au public.

Il faut donc être conscient que l’on n’a rien sans rien. Même si ces blocs de bétons que l’on appelle immeubles poussent dans tous les coins de manière certes abusive, il faut aussi faire la part des choses. Plusieurs habitants ont d’ailleurs relevé un point intéressant : « Doit-on attendre qu’il y ait un accident pour faire quelque chose ? » Remarque pertinente car si la Municipalité n’avait rien fait, lorsqu’un accident serait survenu, les mêmes personnes qui se sont plaintes concernant cet abattage auraient certainement réagi tout aussi violemment.

Moralité : c’est bien de se plaindre et de faire entendre sa voix. Faut-il encore se renseigner avant de le faire…

 

 

Edi-Two

Le poids des mots

La langue française peut s'avérer particulièrement ambiguë. La magie des synonymes appelle souvent au voyage. Le voyage des mots et de leur signification. Il existe d'ailleurs des synonymes du mot synonyme. C'est parfois adéquat, d'autres fois semblable et ça nous est finalement égal, ou non. Mais l'à-peu-près n'existe pas dans le métier de journaliste.

Et lorsqu'il y a plusieurs définitions, il faut alors être concentré, en un mot bien sûr. Cela a d'ailleurs un nom : la polysémie. Non, ce n'est pas un pays ! Pourtant, tout le monde sait que lorsque l'on parle de rouge, c'est une référence au vin. C'est l'éducation suisse ça. Par contre, quand Erich Hess parle de petit noir, lui, ne fait pas référence au café.

Alors comment faire la différence entre un mot ou un autre ? Une soustraction ne suffira pas à trouver le résultat. Une analyse méticuleuse est alors nécessaire ; ne dérangez pas votre médecin pour la pratiquer, la solution est souvent logique... Mais parfois le volume de la bêtise ne se calcule pas selon la taille du livre.

Pourtant, j'aime les mots. Mais parfois eux ne m'aiment pas. Ou sont-ce ceux qui ne les comprennent pas qui ne m'aiment pas ? Je traîne donc malgré moi quelques casseroles, mais ce sont les risques du métier... de journaliste, pas de cuisiner. Peut-être alors devrais-je donner les définitions des mots que j'emploie. C'est vrai que la rousse est indomptable. Un cliché facile, mais un angle intéressant...

Voici donc un exercice de niveau primaire ; même si d'habitude j'aime le second degré. Ne soyons pas vache avec ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Molière, je leur pardonne. Commençons : dans ce canard (journal - restons poli), j'use d'un langage qui peut parfois déranger. J’avoue n’avoir que peu de retenue (sans pudeur - je n'ai plus l'âge d'être punie !). Toutefois, je suis droite (comme la ligne – je ne fais pas de politique) et je respecte le travail des autres.

Avouez quand même que de donner les définitions de chaque mot pouvant être mal interprété, c'est un tantinet lourd. Surtout pour la majorité qui sait lire entre les lignes... Malgré tout, il y a parfois des polysémies qui font débat... Mais, comme toujours, je fais preuve de patience envers ceux pour qui le bon sens a pris une autre direction. Je me rassure en me disant que la langue française ne se trompe pas ; seuls ceux qui ne la maîtrisent pas se trompent.

J'ai toutefois appris une leçon. Je suis comme cette polysémie : incomprise. Conclusion : les mots ont un sens que la pensée n'a pas…

 

PARTENAIRES

 logo bleu safran presse 1    avatar a86d294509cb 48   WWW.NOUVELLES-SPORTIVES.CH     Naturasoins Horizontal1    SportChablais Medium