Le point de la rédaction

Édito avril 2019

Doit-on s’inquiéter ?

Tous les médias en parlent depuis plusieurs mois déjà : la 5G débarque en Suisse avec son lot de promesses, mais aussi d’inquiétudes et surtout d’incertitudes. Est-ce réellement une bonne chose ? Je n’ai beau être que trentenaire, je suis de la vielle école. Mon téléphone portable me sert à appeler et à envoyer des messages. Je vais aussi sur les réseaux sociaux car oui, il faut bien s’y mettre, notamment quand on gère un projet comme le Point Chablais. Je suis de ceux qui dévisagent ces jeunes qui ne lèvent jamais le nez de leur téléphone ou de ces familles qui préfèrent leur écran à une conversation. Et je peux continuer, ils ne verront jamais que je les regarde de travers… Alors que la technologie est censée rapprocher, aujourd’hui elle semble diviser plus qu’autre chose. De même, il ne s’agit plus seulement d’un travers social, mais bel et bien d’une maladie. Les gens sont accrocs. Et comme toute drogue, cette dernière est nocive en bien des points. De plus en plus d’études démontrent l’impact négatif des téléphones portables aussi bien sur le corps que l’esprit. Ça fait longtemps que l’on creuse notre propre tombe dans tout un tas de domaines : pollution, surconsommation, etc. Depuis quelques décennies on prend même le relais avec ce qui semblait être à l’époque une véritable révolution. Pouvoir appeler partout dans le monde… C’est magique en effet. Mais ne va-t-on pas un peu trop loin ? Est-il réellement nécessaire de télécharger rapidement un film depuis son téléphone ? Car, dans les grandes lignes, c’est bien de ça qu’il s’agit avec la 5G. Pouvoir surfer encore plus rapidement sur le net. Mais à quel prix ?

On parle de cancer, d’électrosensibilité, de problèmes de sommeil ou de mémoires. De nombreuses études démontrent que les champs électromagnétiques émis par des technologies sans fil ont des conséquences négatives. Pourtant les opérateurs installent toujours plus d’antennes. On parle même déjà de la 6G alors qu’on s’inquiète des effets de son ancêtre même pas encore commercialisé. Où va-t-on ? Quand bien même une étude sortirait demain pour prouver que nos téléphones mobiles nous tuent à petit feu, rien ne changerait. Il y a trop d’argent en jeu… Et de toute façon cela ne nous concerne pas. Autant faire un maximum de profit tant qu’il est possible, ce sont les générations futures qui subiront les conséquences ! Quoi faire alors ? Boycotter ? Cela risque d’être compliqué car un jour tous les téléphones seront équipés de cette technologie. Mais pour l’instant «on» ne parle que de potentielles conséquences qui ne concernent qu’une infime partie de la population. Alors ne nous inquiétons pas. Au point où on en est on ferait tout aussi bien de se coller ces nouvelles technologies derrière la rétine en s’enfilant une bonne dose de carburant dans le nez tout en détruisant la flore pour s’y construire une maison secondaire à la place et dans laquelle on ne passerait qu’une poignée de nuits chaque année. Défaitiste… moi ? Non, mais autant pisser dans un violon. Je précise en passant que le terme pisser est considéré comme vulgaire seulement depuis le XIXe siècle ! Mais s’il n’y a que ce terme ancestral qui vous choque…

 

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