Cultiver main dans la main

Située aux Dévens, la Pépi ouvre ses portes à la population et propose la location de buttes à cultiver. L’objectif : créer des liens avec la nature, mais également sociaux.

 

La Pépi permet de créer un lien social en jardinant
La Pépi permet de créer un lien social en jardinant

 

Un lieu en constante évolution

Anciennement une pépinière, ce terrain était autrefois rempli de plastique. En 2011, plusieurs personnes ont nettoyé les lieux afin de redonner sa place à la nature en s’inspirant de la permaculture, de la biodynamie et de la nature sauvage. Pour les non-initiés, la permaculture vise à créer des écosystèmes naturels qui respectent la biodiversité. La biodynamie, quant à elle, est une méthode dite « magique » reposant sur des principes ésotériques et qui prend notamment en considération l’influence des rythmes lunaires et planétaires. Depuis 10 ans maintenant, la Pépi prend forme grâce à l’engagement de diverses personnes et le dessin du jardin est guidé par un géobiologue. Sur place, l’activité est riche, entre la culture maraîchère ou encore la production de plantons, légumes et tisanes, le tout partagé sur place ainsi que dans certains marchés.

 

Entre la nature et l’homme

En outre, la Pépi ne redonne pas seulement sa place à la nature, elle invite aussi au partage et au rassemblement. Dans ce jardin, les projets sont divers et plusieurs rencontres ont déjà eu lieu telles que des cours de yoga, des friperies ou des ateliers pour enfants. Une école en plein air (EducaTerre) souhaite d’ailleurs s’y installer (lire l’édition de février du Point Chablais).

 

Depuis 2018, Maude Mancini gère les lieux. « Je suis accompagnée de beaucoup de paires de mains », confie-t-elle avant d’ajouter : « Ici, le but est de repenser notre consommation, qu’elle soit alimentaire ou matérielle tout en priorisant le bien-être et la santé. Je suis à l’écoute quant à l’organisation de projets variés qui respectent la philosophie de la Pépi. » Cours, ateliers, conférences et d’autres événements peuvent voir le jour dans ce jardin.  

 

Des buttes à cultiver

Actuellement, trois buttes sont disponibles à la location. Elles mesurent 1 mètre de large et 15 mètres de long et sont louées au prix de 150 francs par an. Pas besoin d’être un professionnel du jardinage ou un érudit de la permaculture pour se lancer dans l’aventure. Le mot d’ordre est bien entendu la culture biologique. La Pépi préfère la peau de banane, les coquilles d’œuf ou le marc de café aux engrais chimiques.

 

D’ailleurs, Maude Mancini se veut rassurante : « Nous nous entraidons et apprenons les uns des autres, c’est pourquoi nous ne mettons pas l’accent uniquement sur la culture, mais aussi sur les liens sociaux que nous créons. Il ne faut pas imaginer faire de la production de masse. D’ailleurs, ça ne va pas fonctionner à chaque fois, il y a des ratés. » Une culture quelque peu expérimentale, mais ne dit-on pas que ce sont les échecs qui donnent à la réussite sa valeur ?

 

Cultiver en conscience, voilà un noble objectif. Après une décennie d’activité, la Pépi est devenue un petit bout de paradis naturel bercé par le bruit de la Gryonne. Elle souhaite continuer sur sa lancée et augmenter son autonomie.

Informations

Renseignements :
Maude Mancini
info@lapepi.ch
079 533 01 37
www.lapepi.ch

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Article écrit par

Zoé Gallarotti

Zoé Gallarotti

Rédactrice en chef

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