Annonces

Annonces

Comment dorment les Suisses

Pour la première fois, une étude réalisée par l’institut indépendant « Link » s’est penchée sur le sommeil de l’ensemble de la population Suisse.

 

Première étude suisse sur le sommeil
Première étude suisse sur le sommeil

 

Si de nos jours il est acquis que le sommeil est une fonction biologique essentielle au bien-être de chacun et que c’est en se reposant convenablement que l’être humain récupère au mieux ses forces psychiques et physiques, il n’est pas moins vrai que le sujet n’est pas toujours facile à évaluer. La médecine du sommeil n’a véritablement pris de l’ampleur que lors de ces dernières décennies. Elle a développé des études et des recherches qui ont permis d’évaluer les conséquences liées aux troubles du sommeil, conséquences qui parfois sont un réel handicap à structurer une vie normale. Les plus connues d’entre elles sont les endormissements au volant ou les défaillances cardiovasculaires liées à un syndrome d’apnées du sommeil.

 

Le sommeil en chiffres

L’institut « Link » a donc réalisé pour la marque « Bico » une enquête sur un échantillon représentatif de la population suisse. 1083 entretiens faits avec des personnes âgées de 18 à 79 ans qui ont dévoilé leurs habitudes au moment de rejoindre les bras de Morphée. L’étude démontre que la majorité des Suisses dort en moyenne 7 heures par nuit (le minimum requis), mais que le bonheur des grasses matinées est lui aussi majoritaire pendant les week-ends. De ce fait, la population en général profite de son lit 2 bonnes heures de plus dès qu’arrivent les matins du samedi et du dimanche. Elle nous enseigne aussi que nos amis Tessinois sont de loin les plus noctambules d’entre nous. Alors que près de la moitié des Alémaniques et des Romands s’endorment entre 22 et 23 heures, au Tessin ils ne représentent que 37% dans la même tranche horaire. Ils sont plus de 13% à attendre 1h30 du matin pour l’extinction des feux.

 

Par-contre, pour trouver le sommeil, la norme unilatérale à tout le pays est bien celle de s’endormir sur le côté : 65% choisissent en effet la position fœtale pour le faire, tandis que s’assoupir sur le dos ou sur le ventre ne concerne que 28% des sondés. Finalement, 20% ont des difficultés à s’endormir. Le luxe de s’endormir presque aussitôt que bien accommodé sous l’effet douillet d’un duvet moelleux n’appartient qu’à 3 personnes sur 10. Ces chanceux mettent entre 5 à 10 minutes avant de céder au marchand de sable. Les autres doivent patienter et se battre avec un peu plus d’ardeur pour trouver enfin un sommeil réconfortant.

 

Une insomnie correspond à un sommeil difficile à obtenir, voire insuffisant qui malheureusement s’accompagne souvent de perturbations pendant la journée telles que fatigue, somnolence, troubles de la concentration ou de l’humeur. Il est donc important de connaître les origines du manque de sommeil afin de pouvoir les combattre.

 

Quelques raisons expliquent le fait qu’un tiers de la population en souffre…

Les principaux facteurs perturbateurs d’un bon repos selon le panel représentatif sont les contractures ou les tensions corporelles, suivies de près par le stress ou la nervosité pour un tiers des interrogés. « Le stress, en particulier, a une forte influence sur la qualité du sommeil. Lorsque le niveau de stress est élevé, le corps et le cerveau ne peuvent pas se régénérer suffisamment. Cela rend les personnes touchées encore plus sensibles au stress et un cercle vicieux peut s’installer durablement. Le corps a besoin d’être détendu pour pouvoir trouver un sommeil réparateur. Pour y parvenir, environ 26% des sondés lisent un livre pour s’endormir », indique l’étude.

 

Pourquoi se réveille-t-on pendant la nuit ? Seule 1 personne sur 10 ayant répondu au questionnaire proposé par Bico déclare dormir toute la nuit (sûrement les mêmes qui s’endorment en un claquement de doigts), toutes les autres souffrent d’une façon ou d’une autre d’un dérangement pendant leur repos. L’étude montre que les causes sont multiples. Cela va des douleurs diverses pour la grande majorité d’entre elles, en passant par des maux de tête pour certaines ou à de l’hypertension pour 15% des sondés. Le ronflement représente quant à lui un vrai problème pour un quart de la population suisse. Un problème sonore pour celui qui entend, mais très souvent un souci de santé pour celui qui les émet. Le ronflement peut évoluer vers ce qu’on appelle les apnées du sommeil, problème qui est devenu une pathologie fréquente de nos jours et qui est jugé à l’origine d’une détérioration substantielle de la qualité du sommeil (problème souvent non perçu par le dormeur lui-même). L’âge, le sexe et l’obésité sont autant de conditions aggravant cette maladie.

 

Facteurs externes

Les problèmes d’insomnie ne se trouvent pas toujours en nous. L’étude de l’institut « Link » souligne aussi que des éléments extérieurs peuvent conditionner la qualité de nos nuits. Les sueurs ou les frissons nocturnes représentent ensemble 40% des raisons pour lesquelles le sommeil profond est interrompu. Une chambre où le climat est trop chaud, trop froid ou trop humide obligera le corps à lutter constamment afin de maintenir une température constante. Un corps qui travaille est un corps qui ne trouve pas le repos et sans repos il n’y a pas de sommeil de qualité. Il est recommandé pour contrarier ce fait de tempérer sa chambre de 16 à 18 degrés Celsius et d’opter pour un taux d’humidité de 40 à 60%.

 

Un autre des facteurs externes qui joue énormément sur la qualité de nos douces nuits est un problème auquel personne ne peut échapper : l’âge. Le rapport commandé par « Bico » indique que « plus nous vieillissons, plus souvent nous nous réveillons. » Environ 75% des personnes interrogées de plus de 65 ans affirment se réveiller fréquemment durant la nuit. Ce pourcentage descend autour des 35% pour les 18 à 29 ans. En gagnant de l’âge on assiste en effet à une diminution du sommeil profond, au profit d’un sommeil plus léger et plus fragile. Nos aînés sont bien plus sensibles aux bruits et ils ont plus de peine à trouver des positions confortables. La conséquence est une impression de mal dormir ou de le faire en insuffisance. Afin de pallier ce problème, les médecins spécialisés en médecine du sommeil préconisent d’en revenir à une ancienne méthode qui a fait ses preuves depuis la nuit des temps : la bonne vieille sieste. Une tradition ancestrale mais encore très à la mode. Une personne sur dix participant à ce sondage admet avoir régulièrement recours à la sieste. Habitude plus ancrée chez les Suisses romands que chez nos voisins alémaniques. Une bonne sieste c’est avant tout respecter son horloge biologique. Le fait de mettre son corps au repos pendant une vingtaine de minutes en plein jour, de préférence dans un endroit sombre et bien tempéré, déconnecté de tout téléphone ou écran plus ou moins lumineux, permettra à vos forces physiques et psychiques de se régénérer et de gagner en efficacité.

 

En conclusion pour avoir un bon sommeil réparateur…

Il faut éviter les boissons telles que café, thé et même coca-cola dès le début de l’après-midi. La pratique du sport n’est pas plus conseillée que de prendre des bains très chauds. Le corps baisse naturellement sa température au moment de s’endormir. L’eau du bain ne devrait donc pas dépasser les 37 degrés pour ainsi l’apaiser.

 

Il faut arrêter, une bonne heure avant le coucher, tous les écrans tels que la télévision, l’ordinateur et le smartphone. Ceux-ci diffusent une lumière bleue très excitante qui ne favorise en rien notre repos. Veillez aussi à débarrasser votre chambre de tous les bruits parasites comme les tic-tac incessants des horloges et calfeutrez au maximum les entrées de lumières extérieures. Une chambre aérée et tempérée est essentielle à une bonne nuit.

 

Accordez surtout de l’importance à la qualité de votre sommeil et non pas à sa quantité. Ne forcez pas votre sommeil en vous obligeant à aller dormir par rapport à votre emploi du temps du lendemain. Ecoutez plutôt les signaux envoyés par votre cerveau à votre corps tels que les paupières lourdes et les bâillements à répétition pour vous décider à vous coucher.

 

Évitez au maximum les ruminations et les pensées stressantes au moment de vous endormir. Il est prouvé que certaines techniques de relaxation diminuent très efficacement les tensions physiques et psychiques.

 

Si vous ne trouvez toujours pas le sommeil, un dernier conseil… relisez ce texte.

Partagez l'article
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Thêmes

Article écrit par

Joaquim Gordo

Joaquim Gordo

Journaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dans la même catégorie

Point Chablais
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn