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Claude Moreillon nous fait découvrir la merveilleuse faune de nos régions de montagne

Il n’est pas donné tous les jours de rencontrer un homme qui a fait plusieurs expéditions en Alaska et qui a observé avec autant de détails et de passion la faune des Préalpes suisses ; dont quelques belles images ont été prises dans la région du Chablais.

 

Claude Moreillon
Claude Moreillon

 

Son livre « Vie sauvage, beauté et fragilité »
Dans une magnifique édition sur papier glacé, ce livre nous entraîne à sa suite pour observer ces bêtes discrètes des Alpes vaudoises pour lesquelles il est nécessaire de passer des heures à l’affût, parfois dans le froid, parfois aussi pour n’en voir aucune ! « Mon livre, c’est un travail de naturaliste, plus de 30 ans d’observation, d’écoute, de documentation », confie-t-il. Il y a des photos de paysages à couper le souffle et des scènes d’animaux qu’il est très difficile d’observer comme les combats de bouquetins en hiver, l’hermine en mue, la parade des tétras lyre, un gypaète barbu se battant avec un aigle royal pour n’en citer que quelques-unes.

 

Son ouvrage sur la vie sauvage
Son ouvrage sur la vie sauvage

 

Enfance
Claude est un conteur-né. Il nous raconte comment lui est venue sa passion pour la montagne et les animaux sauvages. Originaire de la commune de Bex, il vivait dans la nature à la ferme du Bornuit près de l’aérodrome. Hélas il perd son père à l’âge de 8 ans. C’est finalement à Chamby sur Montreux dans un chalet près du Cubly qu’il a grandi. Son bonheur, c’est qu’il habite près de la forêt : « Tout jeune, j’étais déjà fasciné par la nature » dit-il avant d’ajouter : « Pour aller à l’école, mon chemin passait par la forêt et souvent je n’y arrivais pas. » Autant dire que l’école n’était pas sa passion. Ses mercredis, il les passait seul à observer la nature dans la forêt. Déjà tout jeune, avec un camarade, il montait en hiver au Cubly et même au Molard. D’ailleurs, une émission de télévision qui se passait au Canada l’enthousiasme : « Une fois, j’irai au Canada ! », rêve-t-il.

 

Ce jour-là, maître renard ne fit que passer. Il n'y eut pas la moindre hostilité à l'égard de cette chevrette venue grapiller quelques brins d'herbe
Ce jour-là, maître renard ne fit que passer. Il n’y eut pas la moindre hostilité à l’égard de cette chevrette venue grapiller quelques brins d’herbe

 

Adolescence et âge adulte
Il a fait son apprentissage de mécanicien à Montreux, pratiqué beaucoup de sport, de la varappe aux Avants, et au col de Jaman, et des courses dans les Alpes. Il s’est marié et a eu trois enfants. Passionné de parapente, il a obtenu son brevet dans les années 80 et a réalisé la traversée de Chamonix à Nice en marchant et en volant avec son parapente.

 

Première sortie de la tanière
Première sortie de la tanière

 

Deuxième vie
L’éducation de ses enfants terminée, il a pu se tourner vers des projets plus personnels. Dans les années 90, l’envie de partir vers la banquise s’est fait ressentir. Jusqu’alors, il n’avait pas fait de photos et on commençait à lui en demander. Chez Claude Moreillon, toutes les choses arrivent au bon moment. Un ami lui donne un appareil-photo ; il part en Alaska où il prend ses premières photos de grizzlis. Au retour, il écrit quelques articles pour l’Illustré et pour l’Est vaudois. Comme il racontait bien, il a commencé à faire des conférences. Les articles qu’on lui commandait étaient trop longs : qu’à cela ne tienne, il se met à écrire un livre.

 

Tétras lyre, les Parades
Tétras lyre, les Parades

 

Premier livre
Les éditions Slatkine lui ont proposé de faire un livre sur ses expéditions dans le Grand Nord : « Une Passion en Nord » paru en 2012. Il y raconte ses explorations en Alaska et dans l’Arctique central canadien… Le lecteur peut également y contempler des photos d’ours polaires, de grizzlis, de caribous, de bœufs musqués et une rencontre avec des inuit. « C’est parti comme ça », sourit-il.

 

Film
Ses appareils photographiques lui donnaient la possibilité de faire de petits films, il les réalisait depuis 20 ans, mais toujours modeste, il se contentait de les montrer à ses petits-enfants. Un jour, il montre à Benoît Aymon quelques images de lynx qui lui demande d’en réaliser un film plus conséquent. Il l’a alors invité à le présenter au Festival international du film alpin des Diablerets. « Contrairement à de grandes équipes qui font de tels films, j’ai tout fait tout seul, j’ai écrit le scénario, les textes et à ce jour, je n’ai pas de distributeur. Cela représente cinq ans de travail entre le livre et le film. »

 

Son message
Claude Moreillon est toujours resté humble par rapport à ses découvertes. Il est aussi très sensible aux pressions exercées sur la nature, au réchauffement climatique qu’il a pu observer au cours de sa vie. Grâce à ses conférences données aux enfants de Montreux, il espère les toucher et leur transmettre son amour de la nature. Il leur montre ce qui est beau, les trésors qu’on y trouve, comme le lynx – « le plus bel animal que j’ai vu chez nous » – et les encourage à protéger la nature et à transmettre ce message aux générations suivantes.

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Article écrit par

Florence Moreau

Florence Moreau

Journaliste

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