Paul HenriÂgé de 39 ans, Paul-Henri Rey a rejoint Chablais Sport en tant que délégué. Il a débuté son mandat au début de l’année. Portrait de ce passionné qui compte bien tirer le sport local vers le haut.

Formé en tant qu’ingénieur en télécommunication, Paul-Henri Rey s’est rapidement dirigé vers sa passion pour le sport. «Mon plus vieux souvenir, c’est le passage, devant ma maison à Lens, de Laurent Fignon à l’occasion du Tour de France. Avec ma famille, nous passions la plupart de nos samedis sur les bords des terrains de foot ou devant la télévision à regarder les compétitions de ski», indique-t-il avant d’ajouter : «Adolescent j’ai principalement pratiqué le football et le hockey avant de me diriger vers des sports plus individuels comme le vélo, la peau de phoque ou le ski de fond ; des disciplines que je pratique encore aujourd’hui.»

Le vélo, une grande passion, c’est pourquoi Paul-Henri Rey a rejoint l’UCI en tant que responsable informatique, puis le CMC comme manager opérationnel. «J’ai participé activement à certains projets importants comme la construction de la piste de BMX ou l’organisation de deux championnats du monde junior de cyclisme sur piste. Il s’agit d’un énorme événement avec un budget de 300'000 francs et plus de 350 participants. Notre effort a largement été récompensé par le sourire des sportifs venus s’affronter durant cette compétition.»

Une nouvelle aventure

Avec quelque dix années d’expériences entre l’UCI et le CMC, Paul-Henri Rey dispose d’une large expertise dans le monde du sport régional, national et international. Souhaitant s’impliquer plus encore dans la vie chablaisienne, il a alors postulé pour Chablais Sport. Il a finalement été retenu parmi plus de quarante dossiers de candidatures. Rappelons que ce projet fait partie de Chablais Région, un organisme de développement regroupant 28 communes vaudoises et valaisannes depuis 1981. L’association a fait peau neuve en 2010, révisant ses statuts et prenant le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. «Le sport est une réelle nécessité. Il s’agit d’un vecteur de développement touristique et économique sans oublier les bienfaits sur la santé. De plus, le Chablais est une région multicantonale dynamique, c’est pourquoi j’ai envie de m’y investir.»

Son rôle

Adepte du «un pas après l’autre», Paul-Henri Rey compte tout d’abord suivre les objectifs définis par le comité de Chablais Sport. «Développer Swiss Olympic Training Base afin de faciliter la venue de fédérations nationales qui pourront utiliser les infrastructures locales et s’en servir comme base d’entraînement. Le deuxième objectif est de mettre en réseau les différents acteurs principaux (touristiques, politiques, économiques, etc.) afin de créer une offre concentrée et intelligente sur le Chablais. Finalement, l’accent sera également mis sur la coordination entre les centres sportifs de la région. À ce propos, il est important de relever que le Chablais dispose d’une offre sportive importante et compte une multitude de champions.»

Paul-Henri Rey est convaincu du potentiel de la région. «Le Chablais est une terre sportive : l’endroit idéal pour l’entraînement des différentes fédérations sportives.» Certains liens naturels sont déjà créés entre le CMC et la Fédération nationale de gymnastique ou d’athlétisme, par exemple. Le but maintenant pour le nouveau délégué est de tisser d’autres liens afin de donner encore plus de valeurs au Chablais. «Bien que je sois un grand adepte du cyclisme, je compte favoriser tous les sports sans faire de favoritisme. Certains événements d’envergure, comme les Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2019 et les championnats du monde de cyclisme prévus à Aigle et Martigny en 2020, serviront à montrer à la population que l’on est une région active tant sur le plan national qu’international. C’est d’ailleurs une chance de fêter ces événements chez nous», conclut Paul-Henri Rey.

 

Photo : M. Azéronde