C’est main dans la main qu’Alice et Sylvain Corbaz avancent tant dans la vie que dans leur engagement en Église, dans la paroisse des Avançons et dans le Chablais vaudois. Portrait de ce couple souriant et pétillant.

 

A et S corbaz

 

Nos deux tourtereaux se sont rencontrés en 2009, lors de leur entrée à l’Université, «le 14 septembre exactement» tient à préciser Sylvain. Ils y suivent alors des cours en théologie. «Quand je l’ai vu, je me suis dit : tiens… un grand dans ma classe !», se souvient Alice. Peu de temps après, ils ont commencé à se fréquenter. Après une première expérience de vie commune durant un semestre d’études à Rome, Alice et Sylvain emménagent ensemble. Ils se marient civilement en 2016 lors de leur arrivée à Gryon reçoivent la bénédiction de leur union à l’église l’année suivante. Leur arrivée dans cette commune est pour tous deux le signe d’une avancée professionnelle, mais familiale également. Une main sur son ventre rond annonciateur d’une naissance toute proche et l’autre dans celle de son mari, Alice nous explique qu’elle a été consacrée pasteure le 1er septembre dernier. Son mari, quant à lui, a été engagé dans la paroisse à la même date pour un temps de suffragrance, période de mise en pratique de sa vocation pastorale. Quelques regards fugaces plus tard, nous apprenons que leur relation a été un avantage durant leurs études, mais également aujourd’hui. «Nous avons tous les deux un fort intérêt intellectuel pour la théologie et cela amène de riches discussions. Ça m’a aidée à me construire et à pouvoir partager ma foi avec quelqu’un que j’aime et qui me comprend. On partage les mêmes valeurs et on vit la même réalité, c’est agréable. Il faut toutefois veiller à ne pas toujours ramener les études ou le travail à la maison et apprendre à partager d’autres choses, ce que nous faisons à travers la pratique de jeux de rôle, de balades en montagne, de sport ou de la moto», explique Alice. «Ou en gogeant dans des bains», intervient Sylvain.

 

Alice et Sylvain au pays de l’Avançon

Alice nous confie avoir toujours aimé les études. C’est pourquoi elle est entrée au gymnase dans l’idée de devenir professeure. Cependant, un mois avant son entrée à l’Université elle décide de s’inscrire en théologie. «J’aimais bien le catéchisme et, par la suite, accompagner les catéchumènes en camps ou lors de sorties. Après avoir été motivée par plusieurs personnes de mon entourage, j’ai trouvé ma voie : une manière pour moi de continuer mon chemin de foi personnel, de pouvoir apprendre, mais également transmettre, ce qui finalement rejoint ma première idée, celle de devenir prof.» Bien qu’elle n’ait pas rejoint l’entreprise familiale d’installation sanitaire, ses parents n’ont pas été surpris par ce choix. Après avoir obtenu son master en théologie et réalisé un stage pratique d’un an et demi à Vevey, Alice œuvre aujourd’hui à 75% dans un poste régional pour le Chablais vaudois. Âgée de 27 ans, elle est la plus jeune pasteure de Suisse Romande et voit cela comme un avantage. «Je suis responsable du catéchisme pour les jeunes de la région et coordonne les sorties et autres activités.» Pas carriériste, Alice vit au jour le jour et souhaite combiner sa vie de famille et professionnelle. «Je désire vivre pleinement mon métier qui est une vocation : partager ma foi, mon expérience et ma confiance en Dieu, pour moi et pour les autres.»

Sylvain, âgé de 29 ans, travaille lui-aussi comme pasteur. «Durant mon enfance, je désirais devenir éducateur. Mais j’ai rapidement compris que dans cette voie je n'aurais pas pu parler de ma foi. J’ai alors suivi un cursus en théologie à l’Université. Un attrait purement intellectuel pour commencer. Mais j’ai toujours été un paroissien actif. Je réalisais des lectures de la bible durant les cultes, un moment précis pris en charge par des laïcs.» C’est à l’occasion d’un camps intergénérationnel réalisé à la fin de sa première année d’Université que Sylvain a réellement trouvé sa voie. «J’étais animateur auprès des jeunes de 10 à 13 ans. Une question leur a été posée : comment est-ce que tu te représentes Dieu ? Dans sa réponse, l’un des enfants à mis un « x » à Dieu, précisant que Dieu est tellement grand qu’il ne voit pas pourquoi on ne lui mettrait pas un « x ». Ça m’a profondément fait du bien et mon appel pour devenir pasteur s’est fait ressentir.» Actuellement, Sylvain est en suffragrance à la paroisse des Avançons avec l’envie de revivre ce genre de moments simples et authetiques. Malgré une famille croyante avec notamment un père et un frère pasteurs, Sylvain n’a pourtant pas été poussé dans cette voie et l’a choisie lui-même. Son objectif principal : «toujours rester en accord avec mes convictions, ce que je fais et ce que je dis tout en étant le plus authentique possible pour pouvoir témoigner de cette foi qui m’habite.»

 

«Être croyant ne signifie pas nécessairement venir à l’église. Nous y voyons une communauté, une famille qui ne partage pas toujours les mêmes opinions. Notre but étant d’être présents pour répondre à toutes sortes de questionnements, mais aussi et surtout synthétiser et traduire la parole de Dieu afin qu’elle puisse être comprise de tous. C’est ce qui est d’ailleurs intéressant avec les enfants qui ont besoin de mots simples», conclut le couple.

 

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