Aujourd’hui, la photographie est à la portée de tous. Entre les smartphones toujours plus puissants et les appareils photo que l’on peut dorénavant trouver à bon prix, n’importe qui ou presque est capable de prendre des photos. Le métier de photographe en prend un coup, pourtant son travail va bien au-delà d’un simple clic sur un bouton. Retour sur la généralisation de ce domaine qui était encore fermé il y a une cinquantaine d’années.

Le métier de photographe a beaucoup évolué ces dernières années. La technologie, mais aussi la miniaturisation a permis le développement d’appareils plus performants. C’est cette évolution qui permet aujourd’hui à tout un chacun de prendre des photos. On photographie, on stocke, on publie sur les réseaux sociaux et on recommence. Mais comme pour l’écriture, ce n’est pas parce que l’on sait écrire une lettre que l’on devient écrivain ; pour les métiers de l’image, c’est pareil. Ainsi, si certains pensent être capables de remplacer un professionnel qui compte plusieurs années d’études, il ne faut pas se leurrer. Le photographe ne se contente pas d’appuyer sur un bouton pour faire des miracles, il sait mettre à l’aise son modèle, régler correctement son appareil, et retravailler les images. D’ailleurs, la retouche photographique est largement critiquée, mais finalement, avant Photoshop, il existait déjà un outil semblable : la chambre noire. Corriger une photo n’est donc pas arrivée avec le numérique comme le pensent de nombreuses personnes.

 

photographe declic

 

L’histoire des premiers appareils

Ce qui permet aujourd’hui de prendre des photos aussi aisément que d’acheter du lait, c’est l’évolution du matériel, mais aussi des technologies et techniques. Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques sont la chambre noire et les phénomènes de réflexion et de réfraction lumineuses. Pour certains, ces deux procédés étaient d’ailleurs connus depuis longtemps et exposés dans le Traité d'optique au XIe siècle. La chambre noire était déjà connue par Aristote (384-322 av. J.-C.) tout comme la première machine à dessiner inventée par Léonard de Vinci en 1515. Avec le temps, la photographie a su s’inspirer de nombreuses innovations dans les domaines de l’optique, la chimie, la mécanique, l’électricité, l’électronique et l’informatique.

Pour se faire une idée de la complexité des appareils d’antan, retournons deux siècles en arrière, plus précisément en 1824, année durant laquelle le premier procédé photographique ou héliographique a été inventé par Nicéphore Niépce. Les images étaient obtenues avec du bitume de Judée étendu sur une plaque d’argent, après un temps de pose de plusieurs jours. La photographie était née et son évolution n'a cessé d'évoluer. D’autres inventeurs améliorèrent à leur tour cette technologie afin tout d’abord de réduire le temps de pose, puis ensuite au niveau du support. C’est donc en 1888 que Kodak remplaça les plaques de verre par des rouleaux celluloïd. Après plusieurs essais au milieu du XIXe siècle, c’est en 1891 que Gabriel Lippman découvrit le moyen d’obtenir des photos en couleurs.

 

Plus qu’une évolution : une révolution !

Bref, ces quelques dates nous montrent qu’à cette époque, pratiquer la photographie n’était largement pas à la portée de tous. Actuellement, il en est tout autre, le numérique a progressivement remplacé le mémorable appareil argentique. Et dans cet air du numérique, il existe quatre types principaux d’appareils photos, permettant à chacun de trouver son outil idéal en fonction de ses capacités. Commençons par le compact qui propose une qualité d’image limitée, notamment quand la lumière vient à manquer, mais à la portée de tous, même des plus novices en la matière.

Passons ensuite au bridge avec une qualité d’image moyenne, comme pour le compact, mais permettant plus de réglages et des options plus importantes comme de meilleurs zooms par exemple.

Vient ensuite le reflex utilisé généralement par les photographes professionnels ou tout du moins les connaisseurs puisqu’il offre une très bonne qualité d’image et permet de nombreuses options.

Relevons également l’hybride qui est un format intermédiaire entre le compact et le reflex et sur lequel on peut utiliser des objectifs interchangeables.

 

Le métier de photographe

À l’origine, il était fait appel au photographe pour les portraits, car très peu avaient les connaissances techniques et le matériel pour pouvoir produire des photographies, d’autant que les premiers procédés étaient complexes et coûteux. Le choix était donc évident de faire appel à un professionnel. Les premiers qui très vite s'intéressèrent à ce nouveau médium furent les artistes peintres qui s’en emparèrent rapidement.

 

Aujourd’hui, avec la démocratisation du matériel et la grande simplification des procédés, le métier de photographe appartient à une nouvelle génération. Il n'est plus question d'acheter des pellicules, et le mitraillage intensif prend le dessus sur la recherche de la qualité au premier clic. Tels des zombies, les photographes passent ensuite un nombre d’heures incalculables derrière leur ordinateur afin de trouver LA photo idéale parmi les 2000 clichés pris.

Avec l’évolution des smartphones, il n’est même plus nécessaire d’acheter un appareil photo. Tout le monde peut produire une photographie. Bien sûr on ne parle pas de la qualité, mais de la simplicité qui s’offre à chacun d’entre nous. Et si les smartphones remplacent l’appareil compact, il ne faut pas oublier que l’agrandissement des images prises avec ces supports est limité.

C’est pourquoi, le métier de photographe est en constante évolution. Il se réinvente pour mieux se démarquer. En gros, il s’agit de créer une plus-value des services proposés pour justifier leur coût. Mais un photographe professionnel c’est quoi ? Car on connaît les photographes de presse que l’on croise à divers événements. Un métier d’ailleurs en voie de disparition puisque maintenant les journalistes sont mandatés pour faire des photos eux-mêmes. Ce n’est malheureusement de loin pas le seul métier qui souffre de la modernisation. Mais il existe d’autres branches du métier de photographe que l’on remarque moins. Ceux qui travaillent dans des studios ou encore ceux qui ne font plus qu’un avec la nature pour mieux l’immortaliser. Mais, encore une fois, ce métier ne demande pas uniquement de savoir prendre des photos. Charles Niklaus, gérant de Déclic Photographies nous transmet sa vision : «l’œil du photographe est important, mais il doit être mêlé à la technique et à la créativité ; des aptitudes indissociables pour être un bon photographe. Mais c’est aussi savoir mettre les gens en confiance et savoir gérer tous ces détails qui viennent avant la prise de l’image», indique-t-il avant d’ajouter : «la différence entre un professionnel et un amateur c’est que le premier gagne sa vie, mais je pense que le second peut faire d’aussi belles photos qu’un professionnel.»

 

Déclic Photographies

Des photographes il en faudra toujours, mais il faut savoir évoluer avec son temps. Charles Niklaus l’a d’ailleurs bien compris, c’est pourquoi, avec son commerce Déclic Photographies, il essaie de se démarquer de ce que proposent les grandes surfaces. Spécialiste de la photo, en plus de proposer des cours de cadrage compatibles avec des téléphones mobiles, il dispose entre autres, d’un studio pour réaliser des portraits, mais il réalise aussi des tirages photo et films et, bien sûr, vend des appareils divers. «Les amateurs ne mettent généralement pas plus de 400 francs pour un compact, contrairement aux professionnels qui peuvent trouver du matériel vraiment performant pour une dizaine de milliers de francs. C’est pourquoi je propose des appareils premiers prix comme des plus chers. Mais j'essaie avant tout de me démarquer.» Charles Niklaus surfe donc sur les dernières tendances, en proposant des produits qui vont sous l’eau, par exemple. Mais depuis l’été dernier, il est également revendeur de la marque Leica. «La photographie amateur est spécialement marquée de nos jours par la sur-utilisation qu’on en fait via nos smartphones. On mitraille, on stocke n’importe quoi sans soucis de sélection, ni d’élimination. Pour exister durablement dans la photo amateur, il semblerait que le procédé doit être rapide, tangible et ludique. Dans cette dynamique, le polaroïd refait surface et les ventes s’accélèrent.»

En effet, la marque avait définitivement abandonné sa production il y a une dizaine d’années. Mais la photographie instantanée n’a pas été oubliée longtemps puisque cette mode refait surface depuis 2011. Les marques Fujifilm et Leica proposent dorénavant des modèles de polaroïd à des prix sympathiques : dès 80 francs. Il faut ensuite compter entre 1 à 2 francs la photo. Au format d’une carte de crédit, les photos peuvent être tirées en couleur ou en noir-blanc et même avec des bordures personnalisées : Hello Kitty, Les Minions, etc. «Aujourd’hui, les amateurs font de l’image. On ne peut plus parler de photos. Le polaroïd ça plaît parce que c’est instantané et c’est unique puisque ça nous sort des réseaux sociaux intimement liés à la photographie d’aujourd’hui. Le côté vintage et aléatoire est également un atout puisque les utilisateurs de polaroïds ont moins de contrôle sur la prise des clichés.» Le polaroïd se démarque donc des autres appareils et la gamme est vaste. Il existe même des modèles permettant de voir l’image avant de l’imprimer.

Plutôt polaroïd, compact ou reflex ? Si vous hésitez encore, Charles Niklaus saura sans nul doute vous conseiller et vous fournir du matériel adapté à vos compétences, mais aussi à l’utilisation que vous souhaitez en faire.

 

Conclusion

Bref, les possibilités sont grandes et il n’est pas toujours évident de choisir le bon appareil. Et si la photo prend une place importante dans la vie de tous les jours, il ne faut pas oublier de profiter de l’instant présent. Prenons par exemple ceux qui vivent leurs vacances à travers l’objectif : «il ne faudrait pas effacer ces photos instantanément, mais après le voyage, car souvent, c’est une image peut-être imparfaite, mais qui nous procurera une émotion plus forte», note Charles Niklaus.

Notons finalement qu’un amateur ne remplacera jamais un professionnel. Prenons le cas des mariages, par exemple. Si l’amateur prendra des photos plus spontanées, le professionnel, lui, mettra en pratique une multitude de détails qui lui permettront de proposer des clichés d’un tout autre aspect. Dans un sens, les deux se complètent parfaitement…

 

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