Dans la rubrique «on a testé pour vous», le « Point Chablais » a décidé de mouiller le maillot... enfin j’ai décidé de transpirer pour le mensuel afin de tester un événement sportif et pas n’importe lequel : la Course à Travers Aigle.

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De l’envie à la réalisation

Tout à commencé le premier week-end du mois de décembre 2015. Je faisais les photos de la Course à Travers Aigle. Ce jour là, j’ai dit à mon mari : «Tu verras, l’an prochain c’est moi qui cours et toi qui prends les photos !» Il n’a pas vraiment réagi, il faut dire que ça faisait plusieurs années que le seul «sport» que je pratiquais était la marche à pied et quelque fois l’équitation. Courir c’est une autre paire de manche.

A la fin du mois de février 2016, j’ai repensé à cette course. Le beau temps revenait, j’ai donc décidé de m’acheter une bonne paire de chaussures, élément essentiel de la course à pied, et je suis donc partie faire le tour de mon quartier. Quand ça fait plusieurs années qu’on ne pratique pas vraiment de sport, c’est très compliqué de s’y remettre. Il faut être sacrément motivé et ne rien lâcher. J’ai commencé par de la marche - course pendant plusieurs mois. Durant l’été je me renseigne sur la Course à Travers Aigle qui comporte plusieurs catégories entre les enfants, les adultes, le téléthon, un relais et même la catégorie humoristique. Je constate que le parcours que je devrais réaliser le 3 décembre, donc celui de la catégorie F20 (femmes de plus de 20 ans) est de 7,2 km. Il s’agit du départ le plus populaire. Je m’organise donc un tour de 7,8 km traversant la zone de l’aérodrome de Bex ; un environnement naturel, quoi de mieux ?

La course

Après des mois d’entraînement je reste réaliste ; je cours à moins de 10 km/h, j’ai toutes mes chances de terminer dernière. Mais je ne baisse pas les bras. J’ai même mon fan club composé d’une amie, de mon mari et de mon père qui vient faire des photos. Quelques heures avant le départ le stress monte. Le départ est à 17 h 30. Grosse déception de courir de nuit. J’ai peur d’avoir froid et j’ai pas une vue exceptionnelle sans mes lunettes. La compétition aurait pu débuter un peu plus tôt afin que tous les départs se fassent de jour. Mais bon... L’heure arrivant, un nombre incalculable de coureurs s’agglutinent sur la ligne de départ. Je reste en arrière et me cale dans un bord afin de ne pas me faire bousculer. Le coup de feu est donné, la course peut donc débuter.

Devant moi, deux filles qui courent à ma vitesse, je décide de les suivre. Je m’y efforce car nous sommes dernières. Après deux des six tours au total, je décide de ralentir un peu afin de récupérer mon souffle. L’une des deux filles cavale devant moi tandis que l’autre est derrière. J’essaie au mieux de garder le rythme jusqu’au cinquième tour oû j’accélère légèrement. Au sixième tour je me dépasse totalement. Au milieu de ce tour mon père me lance : «Tu n’est pas dernière !». Sa voix me motive encore plus, j’accélère encore. J’aperçois la fille que j’avais suivie au départ et j’arrive à la dépasser une centaine de mètres avant la ligne d’arrivée. Je suis très heureuse et fier de moi. Je me suis dépassée et je ne termine pas dernière !

Les résultats

Je termine donc la course en 45 minutes et me classe 23e sur 25 de la catégorie F20. Notons que la femme la plus rapide de la journée est Carole Genoud, de Cuarnens (catégorie F40), et qu’elle a terminé la course en 27 minutes. Le meilleur temps de la journée est de 21 minutes et il a été réalisé par César Costa (M40), de Martigny.

Merci à la Course à Travers Aigle pour cette fabuleuse aventure. L’an prochain, je compte bien réitérer l’expérience, mais cette fois-ci en visant au moins les dix premières places. Pour ça, j’ai du boulot, mais je compte bien vous prouver de quoi je suis capable !

 

Photo: B. Gallarotti