La vie : une aventure merveilleuse que la Bellerine Paulette Kohli partage avec passion. Une troubadour au grand cœur qui allie générosité intelligente agrémentée d’une soif de transmettre intarissable. Laissons-nous envoûter par la luminescence de son âme…

 

Une femme au parcours autodidacte !
Issue d’une famille prolétaire, c’est en 1968 que ses parents viennent s’installer au hameau du Châtel-sur-Bex. Paulette grandit dans une ambiance aimante. A l’âge de 16 ans, elle part pour six mois en Suisse allemande, précisément en Thurgovie. C’est dans la belle région du Chablais qu’elle rencontre son futur mari, un pur Tsat-Vouant en patois local. C’est-à-dire : un Chat-Huant, autre nom tiré de l’emblème de Châtel représenté par la chouette-hulotte. Désormais mariée, Paulette offre à son époux quatre beaux enfants. Dès lors, elle décide de faire du soin de sa petite famille son métier. Qui y-a-t-il de plus authentique que d’être une femme au foyer distribuant amour, écoute et compréhension, à ceux qu’elle aime ? Chez Paulette, la porte de son cœur est ouverte à tous. Il n’est pas rare de voir chez elle de jeunes invités pour dîner lorsque leurs parents travaillent et ne peuvent s’occuper d’eux. Quand il y en a pour six, y en a pour plus. Belle poésie de l’âme qui compose la personnalité de notre Paulette.

 

Paulette Kohli

Paulette Kohli

 

C’est qu’elle ne tient pas en place notre Paulette !
En 1998, Paulette devient la première municipale de la commune de Bex, elle s’occupera, pendant 4 ans, du dicastère des écoles et des bâtiments. Elle s’emploie aussi à la paroisse pendant une dizaine d’années dont quatre comme présidente du conseil. Paulette, enjouée par l’idée de Rosemarie Jaggi, qui avait à cœur de mettre sur pied l’ouverture d’une salle à manger « Croch’Cœur », se joint à elle en partenariat avec d’autres personnes et en particulier avec Monsieur Sandell. Tous ensemble, ils œuvrent afin de donner vie au magnifique projet de Rosemarie. Cet endroit convivial générant de belles rencontres, entraînant rires et partages, débouchant sur de remarquables retrouvailles permet de refaire le monde. Le principal atout de ce lieu est d’égailler le quotidien de nos aînés ou de toutes personnes souffrant de solitude, en venant partager un succulent dîner.  Chacun peut en profiter trois fois par semaine pour la modique somme de 12 francs. A noter que le jeudi, la Maison des Jeunes de Bex, lors de gestion de groupes Taktik, envoie deux de leurs protégés, accompagnés d’une animatrice, cuisiner de savoureux petits plats à la salle à manger. Les ainés apprécient au plus haut point le contact de cette jeunesse. Au Croch’ Cœur, on propose un menu comportant : un potage, un plat de résistance, un dessert et un café. C’est environ 15 à 20 couverts qui se servent durant ces trois jours d’accueil.  A signaler qu’il y a actuellement une quinzaine de bénévoles qui aident Paulette dans son engagement. Toutes aides supplémentaires sont bien sûr les bienvenues.

 

Ici et maintenant, que faites-vous Paulette ?
Aujourd’hui, Paulette est toujours en mouvement puisqu’elle s’occupe, en autre, de rédiger le P.V de l’entraide familiale après chaque séance de comité. Elle écrit aussi pour l’Echos du Châtel et pour le journal paroissial tout en continuant son investissement à la salle à manger. A côté de tout cela, Paulette se passionne pour le dessin et l’écriture. Elle compose actuellement un livre pour enfants relatant l’historique des montagnes, plus particulièrement celles qu’on admire depuis Châtel. Elle dessine aussi des panneaux-mannequins-cibles pour la société de tir des Posses. Refusant les représentations militaires, ces œuvres sont tirées de personnages de Disney ou imaginaires, mais toujours sympathiques. Concernant sa passion pour les voyages, elle s’envole, dès qu’elle le peut, vers des contrées magnifiques où elle aime en comprendre l’histoire. Petite anecdote, Paulette confie la chance qu’elle a d’avoir épousé un homme tel que le sien. N’aimant pas voyager, c’est avec enthousiasme qu’il laisse sa douce moitié partir au loin soucieux de la rendre heureuse. Lui, c’est le cor des Alpes qu’il affectionne et ses voyages à lui, ils se passent lors de son investissement pour la société d’Alpage. Lors de la désalpes, il rejoint les troupeaux afin de trier les bêtes en relevant le numéro clippé à leur oreille et ainsi, retrouver leur propriétaire. Un travail de précision qui lui apporte un bol d’air de satisfaction et d’utilité personnelle. En un mot comme en cent, ils étaient faits pour être ensemble, ces deux là, afin d’offrir à la population bellerine une volonté de participer au bon fonctionnement de la commune. Merci à eux !

 

Photo: M. Piovesan