Un chat, un chien, un cochon d'Inde ou un poisson rouge... La demande d’adoption d’un animal de compagnie tombe fatalement de la bouche de votre enfant un jour ou l’autre. Mais faut-il céder aux yeux doux de nos chères têtes blondes? Un animal de compagnie demande beaucoup de responsabilité, certes, mais présente aussi une quantité de bienfaits pour les enfants.

 

Une présence bienfaisante

Selon les pédiatres, un animal de compagnie serait très bénéfique pour le développement social, affectif et psychomoteur des jeunes enfants. En effet, au niveau social, l’enfant va apprendre à se comporter de manière adéquate avec un autre être vivant. Il y aura adaptation de la part de l’enfant et un rapport émotionnel particulier va s’instaurer. Dès 2 ans, il pourra être son partenaire de jeu. Au niveau du développement moteur, le bébé sera stimulé par l’envie de suivre son compagnon à quatre pattes. Il en est de même pour le langage, poussé par son envie d’appeler l’animal et de communiquer avec lui. En ce qui concerne maintenant son développement psychologique, une étude anglo-saxonne démontre que le fait de s’occuper d’un animal augmente l’estime de soi, l’enfant se sent responsable, capable de répondre au besoin d’un autre être. De plus, un animal représente une présence sécurisante pour l’enfant, en particulier le chat et le chien. A partir de 5 ans, l’animal domestique représente un très bon apprentissage d’événements importants de la vie. La mort ou la naissance de l’animal, par exemple, peuvent leur apprendre à gérer de nouvelles sensations et à prendre conscience du monde réel.

 

Une grande responsabilité

Il est important de beaucoup réfléchir avant l’acquisition d’un animal domestique. En effet, comme les jouets, beaucoup d’animaux sont au départ très appréciés de l’enfant, puis, au bout de quelque temps, ce dernier lassé, l’animal est mis de côté. Il faut, de plus, réfléchir aux questions financières. En dehors des coûts de base de l’animal, à long terme certains se révèlent très coûteux: les vaccins, la stérilisation, les soins lors de maladies... De plus, certains animaux demandent plus d’espace que d’autres, plus de surveillance, etc. Il est ainsi très important de bien choisir son animal.

Attention tout de même: malgré toute la bonne volonté de l’enfant, vers 4-5 ans, il est incapable de prendre seul la responsabilité d’un animal; cela lui sera seulement plus ou moins possible à partir de 9-10 ans, toujours bien entendu accompagné de l’un de ses parents. Toujours surveiller les jeunes enfants qui se laissent tenter par un tirage d’oreille ou de queue pour s’amuser. Cela pourrait se révéler dangereux. Néanmoins, si la demande d’avoir un animal de compagnie vient de lui, il est indispensable qu’il participe aux divers soins de l’animal, afin de le responsabiliser et de l’éduquer à prendre soin d’un autre être.

 

Une hygiène importante à respecter

Les jeunes enfants ont un système immunitaire plus fragile que les adultes. C’est pour cela qu’il est très important de suivre certaines règles strictes en la matière. Le carnet de vaccination de l’animal doit être à jour, et des contrôles périodiques chez le vétérinaire peuvent se révéler très utiles. La litière du chat doit être changée très régulièrement. Il faut surveiller de près son compagnon à quatre pattes afin de réagir vite à la présence d’éventuels parasites. Il faut vermifuger les chatons et les chiots, traiter les adultes contre la teigne. L’enfant ne doit pas laisser l’animal lui lécher le visage ou mettre ses mains à la bouche après l’avoir caressé. De plus, l’éducation de l’animal doit être très rigoureuse, afin qu’il ne prenne pas une place dans la famille qui n’est pas la sienne. Les cours, aujourd’hui, sont obligatoires, et l’enfant devrait également y participer accompagné de l’un de ses parents afin de le sensibiliser aussi sur l’éducation. Si votre enfant est asthmatique, il est bien entendu inutile de prendre un animal.

 

Choix d’animaux

Le chien est toujours prêt à jouer et aime énormément les caresses. Néanmoins, il est important de ne pas choisir la race au hasard. Ainsi, si votre enfant est turbulent, il faut impérativement éviter les chiens dominateurs et indépendants, au risque de créer des conflits permanents entre l’enfant et l’animal. Evitez le terrier, le chien de traîneau, le berger des Pyrénées ou de Brie, et préférer le golden retriever, le labrador, le boxer ou le terre-neuve. Si votre enfant est craintif ou calme, un cavalier king charles, un bichon ou un lévrier seront très appréciés. Il représente une grande responsabilité et beaucoup de temps, notamment au niveau des promenades qui doivent être régulières. Cependant, en aucun cas l’enfant doit promener son chien seul, cela est une énorme erreur commise par beaucoup de parents. Les conséquences peuvent être graves, il se pourrait qu’il n’arrive pas à le tenir, ou ne sache pas comment réagir en croisant un autre toutou ou en cas de bagarre entre deux chiens. Cela pourrait se révéler dangereux autant pour lui, son animal, et les personnes qui l’entourent. Ce n’est pas un jouet, mais bel et bien une responsabilité autant pour les parents que pour les gosses.

Le chat, lui, est un très bon antistress, mais reste beaucoup plus indépendant que son voisin canin. Les enfants calmes apprécieront sa présence, et ce choix est bien plus appréciable.

Le cochon d’Inde, quant à lui, est doux et facile à apprivoiser. Malheureusement fragile, il vit peu de temps et nécessite beaucoup d’attention.

Les poissons et les oiseaux, pour finir, ont un effet calmant et décoratif. En revanche, il est très difficile d’établir une relation avec eux.

Pour finir, si votre enfant insiste mais que vous ne pouviez ou ne vouliez en aucun cas d’animal, il est nécessaire d’expliquer de façon claire à votre enfant les différentes raisons de ce refus.