Le 25 avril dernier, la boulangerie bellerine Au Goût du Pain a reçu un titre pour la qualité de ses pains de la Confrérie vaudoise des chevaliers du bon pain.

 

Didier Riallant et son épouse Aurélie

 

Tous les deux ans depuis sa création en 1966, la Confrérie récompense les meilleurs pains du canton. Le 25 avril, elle organisait son 22e chapitre d’intronisation auquel ont été remis dix titres du Chevalier du bon pain, seize étoiles de renouvellement de titre, un titre de Pain d’Or et un titre de Compagnon. Cette année, le Pain d’Or a été remis à un artisan boulanger œuvrant à Lucens, à l’enseigne La Sarrasine, reprenant ainsi le trophée au Lausannois Laurent Buet, vainqueur en 2013. L’évaluation moyenne des pains de La Sarrasine s’élève, pour 2013 et 2014, à 96 points sur un total de 100.

 

Un chevalier bellerin

Parmi les boulangeries ayant reçu leur premier titre de Chevalier, Au Goût du Pain s’est fait remarquer. La boulangerie bellerine a obtenu 270 points sur 300. «J’ai été jugé sur une livre de pain mi-blanc, comme tous les autres candidats, ainsi que sur trois autres pains que la Confrérie a sélectionné: un paysan, une baguette tortillon et un pain noir. Ensuite, ces pains ont été notés en fonction de l’aspect, le goût, la coupe, la cuisson, le volume, l’odeur, la croûte et d’autres points encore», explique le boulanger Didier Rialland, qui a ouvert le Goût du Pain en mai 2011. Ainsi, lors de cette journée, Didier Riallant a reçu un diplôme, une médaille, un vitrail exposé à la boulangerie ainsi que la veste officielle de la Confrérie vaudoise des chevaliers du bon pain. «Cette veste est unique, on ne la trouve pas en commerce», précise le boulanger.

 

Au goût du bon pain

Cette boulangerie porte décidément le nom idéal. On aurait même pu rajouter Au Goût du Bon Pain. Mais soyons sérieux une seconde, Didier Riallant n’est pas un débutant, au contraire. «Je suis tombé dans ce milieu depuis que j’ai cinq ans. J’ai passé mon enfance à confectionner des pâtisseries dans la boulangerie de mon oncle, Jacques Gaillard.» Breton d’origine et ayant grandi en France, Didier Riallant a déjà été formé dans le bon moule. La création de sa propre entreprise était donc presque une évidence. Ainsi, le Goût du Pain est né il y a quatre ans. Aujourd’hui, l’entreprise compte quatre vendeuses, son épouse, Aurélie, un boulanger, Didier, un pâtissier et une aide. Pour rappel, Au Goût du Pain c’est: une vingtaine de pains dont des originaux tels qu’à l’ail des ours ou au gingembre, des plus classiques, aux olives ou au lard, ou encore des pains de saison comme à la châtaigne ou à la courge en automne. Sans oublier, entre autres, de nombreuses pâtisseries alléchantes, des plats chauds pour le repas de midi, des salades, soupes, etc.

 

Didier Riallant repart donc avec son titre avant de le remettre en jeu lors du prochain chapitre d’intronisation de la Confrérie vaudoise des chevaliers du bon pain qui aura lieu en 2017 et qui permettra aux artisans boulangers méritants de faire leur entrée au sein de la corporation ou de recevoir une étoile de confirmation du titre. Quel avenir nous réserve donc le pain bellerin?

 

Photo: Zoé Gallarotti