Ce mois de septembre 2014 ne retentit pas comme les autres mais véhicule un goût de bonne humeur et de joie puisque notre revue fête ses six ans d'existence. Il y en aura eu des aventures constituées parfois d'échecs mais aussi souvent de réussites qui marquent l'évolution de ce magazine réputé pour être proche de la population. Des histoires dont on se souviendra encore pendant longtemps.


Même si ce n'est pas toujours évident d’œuvrer bénévolement dans un monde dirigé par l'argent, toute l'équipe du «Point Chablais» tient bon le vent et continue de naviguer sur cet océan d'informations qu'il nous faut relater au mieux aux habitants du Chablais. C'est donc la tête la première que nous plongeons au cœur des communes de Bex et d'Aigle afin d'y remonter l'actualité, la vraie, la seule, l'unique, celle qui sera partagée en communauté.

Pour marquer le coup, ce mois, nous remontons, dans nos filets, deux interviews palpitantes, il s'agit d'une présentation des deux syndics des communes touchées par le «Point Chablais». L’occasion de faire ou refaire connaissance avec les acteurs importants de notre région...

 

Pierre Rochat: «La mise en œuvre du complexe scolaire de la Servannaz est ma plus grande satisfaction.»

Rochat

A la tête de l'Exécutif bellerin depuis juillet 2011, Pierre Rochat connaît bien les rouages de l'administration communale puisque, avant d'être syndic, il siégea successivement au Conseil communal de 1986 à 1989, puis à la Municipalité de 1990 à 2011 sous les couleurs du PLR. S'il a actuellement la charge des Finances et de l'Administration générale, il eut également le plaisir de diriger les dicastères des Ecoles, des Domaines et des Bâtiments durant certaines législatures.

 

Se prêtant au jeu de l'interview,Pierre Rochat nous confie que ses attentes, tant comme municipal que comme syndic, n'ont jamais été déçues. Selon lui cela provient du fait que l'ambiance au sein de la Municipalité est bonne et que le courant passe bien avec le Conseil communal. Pour souligner son propos, il relève que le Législatif a, jusqu'à ce jour, toujours donné une suite favorable aux préavis qu'il lui a présentés. Quant aux courriers parfois désagréables ou aux affaires délicates, il dit s'en accommoder sans se prendre la tête, son caractère peu bileux lui facilitant la gestion des dossiers sensibles.

 

A la question de savoir quelle a été sa plus grande satisfaction depuis qu'il a pris les rênes de la commune de Bex, Pierre Rochat n'hésite pas un instant: «En 2011, la réalisation du nouveau bâtiment administratif communal m'avait enthousiasmé, mais c'est vraiment la mise en œuvre du complexe scolaire de la Servannaz qui m'a le plus réjoui.» A cet effet, il insiste sur l'effort demandé à l'organe délibérant, non pas pour qu'il admette le projet de regrouper les quelque 400 élèves du secteur primaire sur un seul site, mais pour qu'il accepte l'enveloppe de 24,5 millions nécessaire pour financer cette réalisation. Ce crédit est effectivement le plus important jamais voté par le Conseil communal de Bex. Le syndic précise encore que la construction de ce collège va bon train et que les élèves devraient en prendre possession à la rentrée de l'automne 2015.

 

Questionné sur les regrets qu'il pourrait avoir dans le cadre de l'exercice de son mandat de syndic, Pierre Rochat répond qu'il apprécie beaucoup la fonction et que ses bons côtés ne laissent pas de place à une quelconque amertume.

 

Pour ce qui est du journal «Le Point Chablais», le syndic de Bex avoue le lire pour son côté local et parce qu'il ne fait pas partie des médias de masse. Il précise en effet porter un œil critique sur cette dernière catégorie, qui, malheureusement, favorise le sensationnel au détriment des articles de fond. Pierre Rochat pense que ce magazine mensuel régional qu'est notre revue est utile, puisqu'il traite essentiellement de sujets familiers du public touché et apporte un plus aux personnes qui n'ont pas accès à Internet.

 

Frédéric Borloz: «Ce n’est pas impossible que je me présente aux prochaines élections.»

Frédéric Borloz (1)

Frédéric Borloz, âgé de 48 ans, est élu syndic d’Aigle en 2006 après avoir siégé à la Municipalité depuis 1997. Il réédite cet exploit lors des échéances électorales de 2011 en étant élu en tête au 1er tour, ce qui lui vaut d’occuper le siège de syndic pour la législature 2011-2016. Député au Grand Conseil depuis 2002, il accède à la présidence du PLR vaudois en 2012. A côté de ses fonctions politiques, il mène une activité professionnelle au sein de la société fiduciaire qu’il dirige à Aigle.

 

Syndic depuis huit ans, Frédéric Borloz connaît bien les défis et les difficultés de la charge. Il s’en explique: «L’Exécutif enregistre des résultats positifs dans tous les domaines relevant de la gestion des biens publics au niveau de la ville. La population semble bien percevoir notre action.» Le syndic d’Aigle souligne que les finances sont bonnes depuis neuf ans sans discontinuité.

 

Il y a certes des dossiers difficiles qui font surgir des attaques politiques, jugées «non  constructives ni objectives», à l’instar des atermoiements liés au projet de requalification du centre-ville.

 

A la tête de la Municipalité d’Aigle, Frédéric Borloz ne se vante d’aucun succès personnel. Il est d’avis que tout ce qu’il fait s’inscrit dans un objectif global: celui d’assurer à Aigle «…un cadre de vie de qualité, réunissant les conditions susceptibles de convaincre les gens de venir s’y installer». En parallèle, la Municipalité œuvre pour que les habitants aient un maximum de chance de trouver un emploi à proximité, afin d’éviter le syndrome de la cité dortoir. Frédéric Borloz est convaincu que cet objectif-là est atteint et qu’il faut continuer dans cette voie.

Songe-t-il ainsi à être candidat à sa propre succession? Il précise: «On dit que l’on fait trois mandats puis après on tire sa révérence. Alors, selon cette ligne-là, ce n’est pas impossible que je me présente aux prochaines élections.»

 

Pour les six ans du «Point Chablais», le syndic Frédéric Borloz confirme qu’il est un lecteur régulier, tout comme il est attentif aux médias qui parlent de la région chablaisienne avec un regard différent. Mais il ne manque pas de louer les efforts de l’équipe rédactionnelle, qui, avec les moyens du bord (limités, restreints et modestes), fournit beaucoup d’énergie pour diffuser des informations à caractère local.