Il y en a des reportages qui nous marquent et ce fut le cas de ce nouvel hôpital qui a poussé à Rennaz. Honnêtement, vu de l’extérieur, c’était surtout un énorme chantier. Mais, petit à petit, le bâtiment s’est dessiné sous nos yeux. Si l’écrin n’est pas une merveille visuelle, c’est surtout le bijou qui se cache à l’intérieur qui vaut le détour. C’était encore en chantier quand nous avons découvert en primeur cet hôpital qui nous a réservé plusieurs surprises à découvrir dans notre dossier du mois (page 4 et 5). Je ne vous ôterai donc pas le plaisir de la découverte dans cet édito, mais je me contenterai simplement de partager une expérience, celle d’une visite hors du commun. En effet, ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’entrer sur un tel chantier.

Bottes munies, gilet et casque enfilés, on découvre l’antre de la bête. Des câbles pendent encore, le sol est par endroit recouvert de plastique, des outils et machines traînent ça et là et on croise des ouvriers au détour de certains couloirs. Stephen King trouverait les lieux parfaits pour une histoire à vous faire frissonner d’angoisse. On passe une porte, une autre, on emprunte un escalier, puis un autre. On revient en arrière, on monte et on descend. Vous l’aurez compris, cela fait un bon moment que je suis incapable de retrouver la sortie. Mais notre guide a l’air de se repérer… enfin presque !

On découvre le service des urgences et on repense à toutes ces séries médicales (Urgences – Scrubs, l’une de mes préférées – ou, plus récemment, Good Doctor). Des couloirs à perte de vue, un silence peu habituel dans un endroit pareil, cela crée une sensation étrange, inexplicable, mais la curiosité prime, on veut en voir plus !

C’est comme si le temps s’est arrêté. Avec un peu d’imagination on aperçoit les médecins et les infirmiers déambuler dans cet hôpital. On observe les patients qui attendent leur tour. On regarde ces machines qui nous dépassent avec tant d’attention qu’on a l’impression de les connaître. Mais pour l’instant, c’est le calme qui règne en maître entre ces murs d’un blanc immaculé.

Le chantier n’est pas encore terminé, mais on imagine déjà parfaitement le rendu final et que c’est beau ! Oui… beau ! Ce n’est pas que bien pensé. Ce n’est pas seulement utile. Ce n’est pas qu’un besoin. C’est aussi beau. Toutefois, faut-il pousser laporte pour le découvrir…

 

Texte: Zoé Gallarotti