Le 17 mai dernier était célébrée la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie nommée aussi IDAHO (International Day Against Homophobia and Transphobia). À l’occasion de cette journée, VoGay a invité les autorités des seize plus grandes villes vaudoises à hisser le drapeau arc-en-ciel afin de soutenir cette cause. Un procédé qui avait bien fonctionné en 2015 puisque plusieurs ambassades avaient joué le jeu. Qu’en est-il cette année ?

Certes, VoGay, contrairement à ce que l’on peut imaginer, n’est pas forcément LA référence en la matière. En effet, selon certaines personnes du milieu, leurs nombreuses réunions tourneraient souvent à l’orgie ; il s’agirait de rencontres parfois déguisées en «Speed Dating». Ce n’est donc pas la meilleure image que l’on puisse véhiculer notamment pour ce sujet épineux. L’on peut donc parfaitement comprendre que certaines communes aient décider de ne pas aller dans leur sens lors de cette journée du 17 mai. Mais en Suisse nous n’avons pas que VoGay pour défendre cette cause, il existe une multitude d’associations petites ou grandes. Citons par exemple Pink Cross qui s’engage à faire bouger les choses notamment sur le plan pénal. Nous ne devrions donc pas juger ce sujet selon les actes d’une seule association, mais bel et bien penser aux conséquences de l’homophobie ou la transphobie sur chaque individu, car on a tendance à oublier les nombreuses vies détruites par des personnes à l’esprit étriqué.

Une question alors se pose : le Chablais a-t-il l’esprit étriqué ? Sans aucun doute ! J’en parlais dans un article publié l’an dernier, visible dans nos archives sur notre site internet (www.pointchablais.ch) et que je vous invite à découvrir. Le problème, c’est que les communes de la région ne font rien contre ces fléaux que sont l’homophobie et la transphobie. On garde la tête bien enfoncée dans le sol attendant que ça passe. Certaines communes chablaisiennes ont préféré ne pas hisser ce drapeau le 17 mai dernier sous prétexte qu’elles veulent rester neutres. Un exemple bien Suisse ! Mais j’ai été fortement déçue de cette soi-disant «neutralité» qui arrange bien toutes les personnes pour qui ce sujet ne vaut pas plus qu’un grain de sable échoué sur une plage.

Ne pas se mouiller c’est éviter de devoir se justifier, de devoir se battre pour une cause qu’elle soit juste ou non selon nos valeurs. Mais, être neutre concernant ce sujet ô combien sensible, je l’accorde, c’est accepter que des habitants de son propre pays, de sa propre commune se fassent harceler, tabasser, malmener. C’est fermer les yeux, oublier, même renier ce qui fait de nous des humains au profit du regard des autres. C’est malheureux, mais tellement humain...

 

Texte: Zoé Gallarotti

 

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